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TROIS CANDIDATURES AUX POSTES D'ADMINISTRATEURS ONT ÉTÉ RETENUES.
Félicitation à Echtach Oshenn, Oxana J. Stevens & Anna L. Huntington

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 Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel

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Camille Ferguson
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MessageSujet: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Ven 2 Mar - 23:31


Je ne savais pas ce que je faisais là à l'écart de tous, une main qui tenait fermement son sac et l'autre me grattant l'arrière du crâne. C'était pourtant une belle journée pour prendre la route. J'aurais dû être content pour lui, en tout cas aussi content que tout ceux qui étaient venus lui dire au revoir. Dans quelques minutes, je verrais partir sa voiture au loin et je resterais comme un con. Je ne cherchais pas son regard, il était complétement enveloppé de toute cette effusion de tendresse et d'accolades. C'était pour quoi ? Un peu plus qu'un week-end ? Alors pourquoi j'avais mon cœur qui jouait à l'intérieur de ma poitrine ? J'avais pas envie qu'il s'éloigne même pour quelques jours. Je le ressentais dans chaque muscle de ma main qui se crispaient sur la anse de son sac. Pourtant nous avions été séparés, entres les fêtes, la famille, les examens et les soirées. Mais, je ne sais pas, c'était peut-être ma maladie qui se jouait de moi ? Avec tout les médicaments que je prenais, je développais presque autant d'hormones qu'une femme enceinte. J'étais émotif. Je m'emportais plus facilement et je pouvais passer du rire aux larmes. Toutefois, ici je n'avais pas envie de pleurer.

J'étais tout simplement en colère contre moi-même. Moi, qui avais refusé ses multiples invitations à le rejoindre à profiter de cette expérience : parcourir les terres sauvages, redécouvrir la vie sauvage et profiter tout simplement de ce temps qui file trop vite. Mais, je n'avais pas accepté. J'avais tout simplement peur. J'avais peur d'avoir une crise, qu'on soit obligé de me rapatrier d'urgence et surtout d'avouer mon sombre secret à Samuel. J'avais tellement peur que son regard change après un possible aveu. Nous allions si loin parfois. Tout les deux aimant amuser la galerie ; entre nos baisers bouche ouverte, nos moments où nous nous endormions sans honte dans le même lit après un verre de trop et notre impudeur à pouvoir partager une douche tout en nous moquant de l'autre. Est-ce que tout cela se terminerait ? Je le voulais tout simplement pas. C'était comme aujourd'hui, je voulais pas qu'il parte, je pouvais pas me l'expliquer, c'était tout simplement viscéral. Pourtant, je décidais d'enfin rejoindre le groupe qui n'en finissait pas avec mon blond préféré. Je déposais son sac dans son coffre encore ouvert, maintenant résolu. Je tournais la tête vers Samuel car je lui avais quand même préparé une petite surprise de derrière les fagots. C'était nos jeux, savoir qui saurais mettre l'autre à terre. Mais, je me faisais méchamment griller la priorité par un jeune brun qui sauta sur les lèvres de mon camarade de jeu.

Une tête que je ne connaissais même pas. Pourtant, ça c'était un baiser ! Un souvenir ? Un remerciement pour le coup de buttoir de la veille ? Une proposition pour son retour ? C'était con mais j'ai souri comme tout le reste de la foule qui finirent par pousser un puissant : OHhhhhhh. J'attendais qu'ils terminent pour faire mon approche. Qu'est ce que je devais avoir l'air con ? Ma tête baissé et mes traits maussades, comme un gamin qui ne voulait toujours pas accepté que tout départ impliquait aussi un retour. J'avais glissé mes mains dans mon dos, prêt pour ma surprise. J'entendais déjà gloussé et je retrouvais mon sourire chafouin que Samuel connaissait bien. Il était rien que pour lui. « J'ai un cadeau pour toi. Bah ! Nous avons tous fait un pot commun pour t'acheter l'objet indispensable pour tout voyageur. Tu t'attends au pire ? Tu as bien raison !», ajoutais-je tout triomphant. J'en terminais avec le supplice et je dégainais ma surprise devant l’hilarité collective. Oui, Samuel n'en revenait pas, je venais de lui offrir une : « Une jolie pompe pour agrandir Sammy junior. Tu remarqueras le beau ruban rouge autour, c'est moi qui l'ai fait. » C'était débile comme cadeau. C'était tout moi. Mais, maintenant c'est moi qui me retrouvait bien bête à ne pas savoir si je devais le prendre dans mes bras, lui serrer la main, lui faire la bise. Je reculais alors pour laisser la foule reprendre le pouvoir sur lui et moi je crois que je n'avais plus qu'à me casser. J'aimais pas les au-revoir. J'aimais pas le mot, fin tout simplement. Alors, pourquoi je restais comme un idiot ne pouvant plus bouger ? Alors, que mon téléphone commençait à vibrer avec intensité à l'arrière de mon jeans.

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Samuel O'Malley
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MessageSujet:    Sam 3 Mar - 1:25


Je n'avais pas dormi de la nuit, enroulant mon index autour des boucles brunes de mon partenaire d'hier soir qui dormait paisiblement à côté de moi, contemplant la courbe de ses fesses rebondies et tuant le temps en essayant de le réveiller. L'excitation était trop forte et m'empêchait de m'endormir, si bien que dès cinq heures du matin, à peine deux heures après m'être couché, j'étais déjà levé. Penché sur la rambarde de mon balcon, une tasse de café à la main, je contemplais ma voiture garée en bas du bâtiment. J'attendais avec impatience que le soleil se lève afin que je puisse enfin m'asseoir derrière mon volant et prendre la route. Au loin, derrière ces buildings de béton, se trouvait la tribu qui allait m'accueillir pendant le week-end. Trois jours d'immersion totale au milieu de l'Australie sauvage, trois jours de retour aux sources, rien que moi, les aborigènes et ma caméra. Toute la semaine, je n'avais pensé qu'à ce moment, mais les dernières heures qui me séparaient encore de mon départ étaient insupportables. A sept heures, après mon cinquième café, je filai sous la douche, la dernière avant lundi. A huit heures, mon sac était prêt et le brun se réveillait doucement. Ce n'est qu'à neuf heures que mes premiers amis commencèrent à arriver : c'était l'heure du départ. Oliver, ou Joshua, qu'importe son prénom, descendait les escaliers avec moi, me posant des questions que je n'écoutais pas et auxquelles je me contentais de répondre par des hochements de tête agacés. Le brun n'avait pas cessé de parler depuis qu'il s'était réveillé et je ne lui avais pas porté la moindre attention. Arrivé dans le hall d'entrée, je pris quelques secondes et ouvrit ma boîte aux lettres. Le courrier de la veille n'avait pas été relevé et je fourrai les lettres dans mon sac à dos. Je trouverai bien un moment pour les ouvrir.

Une fois sorti dehors, je ne pus m'empêcher d'éclater de rire. Mes amis étaient tous en train de converger vers moi. Je ne m'attendais pas à ce qu'ils soient tous là et je fus rapidement submergé par les accolades qui venaient de partout. Je ne comprenais pas pourquoi ils avaient tant souhaiter me dire au revoir, alors que je ne partais que pour un voyage de quelques jours. Quand mon regard se posa sur Camille, je ne pouvais m'empêcher de ressentir un brin de ressentiment. Je lui lançai les clefs de la voiture ainsi que mon sac avant de me retourner vers mes amis pour finir rapidement les au revoir. Je lui avais proposé plusieurs fois de venir avec moi, de partager cette aventure à deux afin de profiter à fond du séjour. Je n'avais aucun arrière pensée : je voulais simplement lui faire plaisir et lui offrir un moment qu'il ne vivrait plus jamais dans sa vie. Les aborigènes n'acceptent pas facilement d'être dérangés et d'être filmés. J'avais dû y mettre de ma poche et user de mes qualités persuasives pour les faire céder, mais Camille avait refusé à chaque fois. Je ne lui avais pas caché que je lui en voulais, même s'il savait que l'énervement passager finirait par s'estomper. Après avoir enlacé les personnes qui étaient venues me voir avant mon départ, je me tournai vers Camille. Oliver, ou Peter, en profita pour me sauter au coup et coller ses lèvres sur les miennes. Je n'avais jamais été aussi bien embrassé depuis plusieurs mois. Je le laissais faire, pendant que mon regard coupable était posé sur Camille.

Je ne savais pas pourquoi il avait refusé. Il n'avait peut-être pas les couilles de vivre pendant trois jours avec des aborigènes, ou peut-être avait-il d'autres plans pour le week-end ? Je n'arrivais pas à trouver une explication qui me satisfaisait et j'avais fini par me dire qu'il ne voulait simplement pas venir avec moi. Je repoussai légèrement ma conquête, tapotant son épaule pour lui faire comprendre que lui et moi, ce n'était que l'histoire d'un soir et que, même si j'avais pris mon pied, je l'oublierai sûrement dans quelques jours. Camille s'avança vers moi, les bras derrière le dos. Son sourire trahissait ses pensées et je savais que lui et les autres avaient encore mis une connerie sur pied. « J'ai un cadeau pour toi. Bah ! Nous avons tous fait un pot commun pour t'acheter l'objet indispensable pour tout voyageur. Tu t'attends au pire ? Tu as bien raison !» En l'espace de quelques secondes, toute ma rancœur s'était envolé et je souriais comme un gamin. Je me mis à rire, puis à soupirer, lorsque mon ami sortit l'objet le plus improbable qu'il soit de derrière son dos. « Une jolie pompe pour agrandir Sammy junior. Tu remarqueras le beau ruban rouge autour, c'est moi qui l'ai fait. » J'attrapai l'objet et le tourna devant mes yeux. « Vous n'êtes qu'une bande d'enflure » lançai-je avant d'ouvrir la portière de ma voiture et de poser la pompe sur le siège arrière. Face à Camille, je ne lui laissai pas le temps de reculer, l'attrapai par le bras et le tirai vers moi avant que les autres n'en fassent autant avec moi. Je le pris dans mes bras et l'enlaçait. J'avais très bien senti le malaise qui régnait entre nous et je comptais bien désamorcer la situation. Je posai mes lèvres sur ses oreilles et lui murmurai : « Je n'ai pas dormi de la nuit, je ne vais pas pouvoir faire la route seule. Viens avec moi » lui demandai-je avant de briser l'étreinte et de lui lancer un regard insistant. Sans qu'aucun son ne sorte de ma bouche, je rajoutai un « s'il te plait » subtil avant de me tourner vers mes amis, bien décidé à les faire partir pour que je puisse enfin me mettre en route.

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Dernière édition par Samuel O'Malley le Sam 3 Mar - 19:29, édité 2 fois
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Camille Ferguson
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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Sam 3 Mar - 13:20

C'est surpris que j'ai senti mon Sammy m'attirait à lui et m'imposer cette étreinte que je pensais éviter. Je me retrouvais comme un parfait demeuré pendant un court instant, les mains le long de mon corps aussi raide qu'un piquet. Pourquoi ? Ce genre de gestes nous avions l'habitude d'en échanger. Peut-être notre côté extravagant ? Je ne sais pas, mais j'étais un démonstratif, que cela soit pour l'accolade du matin alors que nous nous étions quittés la veille, ou encore l'accolade de l'Homme étourdi par l'alcool qui cherche une épaule solide pour s'accrocher. Mon hésitation ne dura que quelques secondes et j'envoyais très vite balader cette maudite caboche qui réfléchissait beaucoup trop à mon goût. Je l'enlaçais à mon tour avec intensité, mais virilement. Il allait partir, c'était ma dernière occasion d'étreindre mon meilleur ami, il n'y avait pas à chercher plus loin. J'étais bien ainsi et c'est avec un sourire des plus flagrant que je laissa ses mots glisser en moi. Je secouais amusé ma tête encore dissimulé dans les courbes de sa nuque. « Je n'ai pas dormi de la nuit, je ne vais pas pouvoir faire la route seule. Viens avec moi » Mon corps, lui, ne bougeait pas, bien installé contre mon ami et cela malgré l'insistance de mon portable qui continuait de faire la fête au fond de ma poche. Il était hors de question que je décroche. Les messageries c'est pas pour les chiens ! Pensais-je.

Je redressais simplement mon regard pour quitter les rivages de sa peau et je me perdais dans les yeux assassins de l'aventure de mon blond préféré. Si, cela n'était pas un regard de mort de masse qu'il m'offrait ? Qu'est ce qu'il avait à craindre de moi ? Rien ! J'en souriais avec malice avant d'aller glisser quelques mots à l'oreille de Samuel. « Et, pourquoi tu n'as pas dormi, mon Sammy ? Tu as eu du mal à trouver le trou ? Tu te démènes et voilà le résultat ! Tu sais, même les étalons prennent des jours de repos. Il faut te ménager. » C'était avec mon humour légendaire que j'essayais de gagner du temps à cette demande que j'avais bien entendu. Il m'avait redemandé de venir avec lui. Sa proposition s'était bien sûr fait un nid douillet au fond de mon esprit en plein révolution. Le temps de l'étreinte touchait à sa fin. Je plongeais dans son regard qui balaya en un coup toutes mes résolutions. Je déglutissais avec force, les secondes défilaient et je ne voulais ne répondre qu'une chose. C'était, oui ! Mais, le lâche était de sortit aujourd'hui et j'ai offert un regard résilié qui offrait un bien maigre : « Désolé »

J'ai senti mon cœur remonter par ma trachée et j'ai tout simplement baissé la tête en allant mordre le bas de ma mâchoire. Je tournais le dos, décidant d'écouter un possible message sur mon portable qui m'avait titillé l'arrière-train à plusieurs reprises. Dans ma solitude toute relative, mon visage se décomposa quand j'entendis la voix de mon médecin si affecté. « Bonjour, Monsieur Ferguson. J'ai vos derniers examens dans mes mains. Cela serait bien de se voir pour en parler. Merci, de me rappeler. » Un millions de sentiments s’échouèrent à mes pieds. Puis, je cédais au plus primitif. J'éteignais mon portable avec énergie et je perçais d'une traite la foule. Sans même prévenir ou m’annoncer, j'ouvrais la portière du côté passager et sautais à l'intérieur de la voiture de mon camarade. Je lui lançais un regard exalté tout en me mordant les contours de ma barbe naissante. « Cela, tient toujours ta proposition ? » Je claquais la porte devant le regard de la foule médusée. En deux mouvement, j'étais installé, ma ceinture attaché, mon cœur tambourinant de plus en plus fort dans ma poitrine. « Car, tu comprends ? Je voudrais pas que tu t'endormes à ton volant et que tu t'écrases contre un arbre. Quel ami, je serais honnêtement ? » Je ne souhaitais pas me poser d'autres questions. Mon meilleur ami avait besoin de moi, point final. Il avait rien de malsain ou d'inachevée. Je voulais enfin vivre et plus simplement survivre. 

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Samuel O'Malley
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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Sam 3 Mar - 22:40

Son regard était un refus de plus. Je n'avais même pas prêter attention à ce qu'il avait dit. Je ne savais pas pourquoi il ne voulait pas venir. Le Camille que je connaissais aurait sauter dans mes bras pour me remercier de lui avoir proposé une telle aventure. Je ne pus m'empêcher de serrer le poing et de fermer les yeux pendant quelques secondes, tiraillé par la crainte et la tristesse d'avoir peut-être perdu quelqu'un qui comptait tant. Qu'est-ce que j'avais fait de mal ? Qu'est-ce qui clochait ? Est-ce qu'il avait vu clair dans mon jeu ? Je préférais cent fois renoncer à l'amour que je ressentais s'il devait me priver de Camille. Je desserrai mon poing, me calmai et me retournai vers mes amis. Une dernière série d'accolades avant de mettre les voiles. Le brun était toujours là, un peu tâche au milieu de gens qu'il ne connaissait pas. Je pensai qu'il avait compris. Il s'attendait peut-être à ce que je l'embarque avec moi. Je serrai sa main furtivement, espérant qu'il comprendrait et me retournai une nouvelle fois vers mes amis. « Bande de barges, ça ne servait à rien de venir me dire au revoir » commençai-je en me dirigeant vers ma voiture. « Merci quand même » finis-je par dire en leur souriant. Je cherchai alors Camille, pour le voir une dernière fois, mais il n'était plus là. Je souris, un goût amer dans la bouche, résigné à l'idée que notre relation changeait trop rapidement et que je ne pouvais rien y faire. « Cela, tient toujours ta proposition ? »

Le sentiment de soulagement qui s'empara alors de moi était tellement puissant que j'en eus un vertige. J'avais élaboré des scénarios improbables, je m'étais assuré que c'était vraiment le début de la fin, qu'il n'en avait plus rien à faire de moi à un moment où j'avais le plus besoin de lui qu'entendre sa voix me remplit d'un bonheur sans nom. Je me penchai et le découvris sur le siège passager. Tout ce qui passait autour de moi n'avait plus d'importance. Je montai dans la voiture. « Car, tu comprends ? Je voudrais pas que tu t'endormes à ton volant et que tu t'écrases contre un arbre. Quel ami, je serais honnêtement ? » Je souris : il avait sûrement prévu de me faire ce coup. Le salaud. « Ce serait un arbre chanceux » dis-je bêtement. « Et tu seras un ami désastreux » continuai-je en mettant le contact. Mon pick-up s'ébranla. Je n'entendis même pas les au revoir de mes amis. J'avais celui qui comptait le plus à côté de moi et je ne voulais pas me réveiller. Je voulais que ce rêve continue. Je m'élançai sur la route qui traversait Northbridge avant de prendre l'artère principal qui menait au réseau autoroutier. J'essayais de cacher autant que possible mon état. J'étais excité comme jamais. Camille était avec moi et je partais pour la première fois à la rencontre d'un peuple qui m'était tout à fait inconnu. Que pouvais-je demander de mieux. J'allumai la radio. ...knee high, so won't you try to come, come away with me and we'll kiss on a mountaintop, come away with me and i'll never stop lov... Je changeai de station, surpris par ce que je venais d'entendre. Je ne pus m'empêcher de rire et de frapper la cuisse de Camille avec la paume de ma main. « Je savais bien que t'allais venir, salaud. J'imagine que tu n'as pas pris tes affaires avec toi ? » lui demandai-je alors que l'on était arrêté à un feu rouge. « Ne t'inquiètes pas, les Aborigènes vivent la plupart du temps avec juste un slip sur les fesses. Je te passerai mes caleçons, mais si jamais tu veux qu'on passe chez toi pour prendre des affaires, on est pas très loin. Sinon, faudra qu'on se partage le peu que j'ai amené » lui dis-je. Je ne pouvais m'arrêter de sourire. Ce début de matinée ne pouvait mieux commencer.

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Camille Ferguson
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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Sam 3 Mar - 23:33

C'était fou. C'était complétement irréfléchi ma façon de m'être jeté dans sa voiture, pourtant cela me ressemblait entièrement. Depuis quand j'avais arrêté de me laisser porter par les imprévus ? Ouais, il était temps d'envoyer paître cette odieuse maladie et de dévorer cette vie. Samuel avait droit à mon plus beau sourire face à mon excuse qui tenait en rien la route et cela de très loin. « Ce serait un arbre chanceux » J'envoyais rebondir mon poing contre son épaule et je lui offrais par la même occasion une moue qui semblait insister sur : « C'est cela, ouais ! » « Et tu seras un ami désastreux » Je le laissais faire vrombir la bête et je plongeais mes mains en face de moi, là où je savais qu'il rangeait ses cartes routières. Je claquai bruyamment le clapet de la boite à gant et j'ajoutai. « Je vais faire pire ! Je vais te perdre et on va être obligé de s'entre-dévorer pour survivre. Tu verras cela va être cool ! » Je terminai par une œillade espiègle et je tapai sur le tableau de bord pour qu'il enclenche la première. Je voulais fuir l'université. Je voulais fuir mon quotidien et ma maladie. Je voulais qu'on fonce à vive allure. J'ouvrais ma fenêtre pour finir par passer ma tête pour sentir le vent s'engouffrer dans chaque trait de mon visage qui se détendait.

Surexcité ? Je l'étais ! Pire qu'un gamin qui venait de découvrir qu'il s’élançait pour Disney World. Je tenais à peine en place, même si je dois dire que quelque chose commençais à sérieusement me faire mal aux fesses. Après, une longue danse à en faire mourir de rire mon conducteur, cela j'en étais sûr. Je sortis victorieux de cette recherche avec un : « Un taco ! Tu abuses, Sammy ! J'ai trouvé un vieux taco sous ton siège ! » J'explosais bien sûr de rire et je lui approchais de ses charmantes lèvres mutines. Non, pas une petite faim ? Semblais-je insister tout en terminant par le faire disparaître dans un petit sac plastique que je jetterai à notre projet arrêt. Je lançais un regard sévère quand il changea de station. Moi, j'aimais bien Norah Jones ! Voulais-je lui répondre. Mais, il a été plus rapide que moi et sa tape sur ma cuisse réveilla mon côté revanchard. « Je savais bien que t'allais venir, salaud. J'imagine que tu n'as pas pris tes affaires avec toi ? » Je répondais en tapant avec férocité mais surtout bonne humeur sur celui qui était en pleine accélération. Dangereux, je l'étais ! « Bah, non, comme tu vois ! Juste ma bite et mon couteau comme on dit. » Je l’illuminais de mon plus beau sourire. J'étais heureux de cette insouciance qui ne passait pas. Je me moquais de mes affaires. J'avais juste sur moi mon téléphone et mon portefeuille, c'étaient bien assez pour survivre, non ? « Ne t'inquiètes pas, les Aborigènes vivent la plupart du temps avec juste un slip sur les fesses. Je te passerai mes caleçons, mais si jamais tu veux qu'on passe chez toi pour prendre des affaires, on est pas très loin. Sinon, faudra qu'on se partage le peu que j'ai amené » Je le rassurais aussitôt alors que je déployai la carte routière sur mes genoux. « Non, fonce, t’inquiète pas pour moi. Tu t'arrêteras juste à une station-essence sur le chemin et je m’achèterai l'indispensable. Et, au pire effectivement, je mettrai tes vieux caleçons troués. », terminais-je en pinçant ma langue entre mes lèvres en sa direction. Je voulais surtout pas de possible distraction. Je ne voulais pas retrouver une once de cette auto-préservation qui me pousserait à lui hurler de faire demi-tour. La vie était trop courte, surtout pour moi à présent. Je lui indiquais le bout du doigt de prendre la N125 qui nous permettrait de gagner une demi-heure et surtout d'éviter les bouchons du matin. Je remettais par pur esprit de contradiction l'ancienne station radio, tout en lançant un coup d’œil taquin à mon blond préféré. And I want to wake up with the rain. Falling on a tin roof. While I'm safe there in your arms...

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Dim 4 Mar - 17:23

Je profitai d'être dans les embouteillages pour attraper mon portable et lancer twitter. J'étais heureux et je voulais que tout le monde le sache. Camille se tortillait à côté de moi. Je tapai rapidement un message et l'envoyai. En route pour Sandstone avec mon pote @camille_ferguson. Je penchai vers Camille pour ouvrir la boîte à gant et y posai mon téléphone après l'avoir éteins. Je comptais bien être complètement coupé du monde extérieur, moi, la nature, la tribu et le couillon qui se tortillait toujours sur son siège. Je me mis à rire en me demandant ce qui pouvait bien déranger mon ami. Camille glissa sa main sous ses fesses et en sortit un taco. Je me remis à rire de plus belle. « Un taco ! Tu abuses, Sammy ! J'ai trouvé un vieux taco sous ton siège ! » Il m'arrivait en effet de manger dans ma voiture. Camille me colla le vieux taco sous le nez avant de le déposer dans un sachet plastique. La conductrice de la voiture de devant nous regardait avec un air dédaigneux à travers son rétroviseur et je ne pus m'empêcher de lui sourire. Dans des moments pareils, j'aurai attrapé le col de Camille pour l'embrasser et choquer un petit peu plus les gens autour de moi. Mais la circulation se débloqua et les voitures devant moi commençaient à avancer. Sandstone se trouvait exactement à sept cents trente-huit kilomètres de Perth. Huit heures de route nous attendaient et je voulais absolument arriver avant la tombée de la nuit afin de passer la première nuit avec la tribu. Je ne voulais absolument pas être forcé de dormir dans la voiture sur le bord de la route, même s'il était probable que cette hypothèse se produise. La route pour Sandstone était loin d'être la mieux entretenue d'Australie Occidentale. Mais je connaissais parfaitement cette route pour l'avoir emprunter des dizaines de fois. La tribu n'avait pas accepté facilement de me laisser passer quelques jours avec eux. Les aborigènes n'avaient toujours pas avalé le fait qu'on empiétait de plus en plus sur leur territoire et il m'avait fallu faire plusieurs aller et retour afin de gagner leur confiance. Je ne savais pas cependant s'il allait accepter le fait d'avoir emmené Camille avec moi. Je me tournai vers lui et lui souris. Il allait peut-être finir embrocher avant d'être servi comme repas.

Je lui fis remarquer qu'il n'avait aucune affaire. « Bah, non, comme tu vois ! Juste ma bite et mon couteau comme on dit. » J'enclenchai la deuxième et mis ma main dans son entrejambe. « Ta bite est là, j'ai des doutes sur le couteau » lui dis-je en tâtonnant ses poches. J'adorais le prendre par surprise. Et j'adorais encore plus ce que je venais d'entendre. Il n'avait pas prévu de venir, le retournement de situation n'était donc pas du tout prémédité. Je mis la troisième, m'élançai sur une voix rapide et lui demandai s'il voulait que je m'arrête chez lui. « Non, fonce, t’inquiète pas pour moi. Tu t'arrêteras juste à une station-essence sur le chemin et je m’achèterai l'indispensable. Et, au pire effectivement, je mettrai tes vieux caleçons troués. » Je hochai la tête et m'engageai vers la droite, suivant la direction que Camille m'indiquait. Celui-ci était en train de remettre Norah Jones. And I want to wake up with the rain. Falling on a tin roof. While I'm safe there in your arms... Cette chanson était horrible. So all I ask is for you to come away with me in the night, come away with me... Camille me lança un coup d’œil espiègle dont il avait le secret alors que Norah reprenait le refrain.

Je continuais à avancer sur la N125 pendant plusieurs minutes, la vitre ouverte au maximum. Le vent me caressait le visage. J'étais détendu et rien ne pouvait gâcher ce moment. Camille avait le nez enfoncé sur sa carte routière. Les rayons de soleil illuminaient son visage et je refrénai une envie de caresser sa joue. Un panneau indiqua qu'une station-essence se trouvait à deux cents mètres. Je mis mon clignotant. Autant s'arrêter maintenant et éviter d'avoir à le faire pendant la route. Je me garai sur une place appropriée, mis le frein main et éteignit le contact, faisant taire la chanteuse. Je sortis de la voiture, en fit le tour et ouvrit la porte du côté de Camille. Je tendis ma main : « Si madame veut bien se donner la peine... » dis-je d'un air solennel. « Nous sommes arrivés. »


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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Dim 4 Mar - 21:26

Qu'est ce qu'il pouvait me faire rire, Samuel ! Je n'étais pas du genre à refuser une bonne partie de franche rigolade, mais avec lui c'était si simple. Il n'y avait pas besoin de longue explication. Je pense tout simplement qu'on se complétait dans notre humour potache qui tombait si facile sous la ceinture. En parlant de cela, j'explosai d'un rire si franc que je m’écrasai l'arrière du crâne sur mon dossier quand mon conducteur posa sa main sur mon entre-jambe. C'est qu'il arrivait encore à me surprendre, le salaud ! Pensais-je tout en lui lançant ce regard pour dire qu'il ne perdait rien pour attendre. « Ta bite est là, j'ai des doutes sur le couteau » S'il croyait que j'allais le laisser gagner sur ce coup. Il voulait une excuse pour tâter la bête ? Pas besoin avec moi. Sans arrière pensée, simplement pour rire, j'allai chercher la main curieuse de Sammy et je la posai sur mon sexe bien rangé comme à son habitude sur le côté comme le bon petit soldat qu'il était. «  Ça ! C'est ma bite, bro' ! A côté, c'était mon portable. » Petit clin d’œil entendu et je retournais à ma carte. Impudique, moi ? Complétement, mais mon compagnon à mes côtés avait l'habitude. Nous aimions nous surprendre, nous chercher. J'avais parfois l'impression que c'était plus fort que nous.

Je terminai d'envoyer un dernier twitt quand je remarquai que notre bolide venait de s'immobiliser sur le parking d'une des nombreuses station-service le long de l’autoroute central. Je levai ma tête de ma carte tout en pouvant m'empêcher de quitter ce sourire intacte. J'étais bien. Il faisait déjà une chaleur pesante comme j'aimais, car on s'éloignait de l'air frais que nous prodiguait notre très cher littoral. J'hésitai un instant quand je vis mon blond faire le tour du véhicule et me proposer sa main pour sortir. « Si madame veut bien se donner la peine... » Il pouvait pas s'arrêter une minute, lui ! M'excitais-je en le regardant. Je secouai la tête, ma bonne humeur au bord de mes lèvres. « Nous sommes arrivés. » J'étais loin d'être une petite fleur fragile, mais j'ai eu envie de jouer son jeu. Je révélai une moue joyeuse et j'acceptai sa main, minant la descente d'une princesse pour son premier bal. Je fermai ma portière et j'attrapai la tête de mon camarade, mes mains de chaque côté de son visage.  « Oh ! Mais, c'est qu'il est trop mignon ! » Je fis rouler la dernière consonne sous ma langue et je déposai un baiser sonore et baveux sur sa joue. Toutefois, j'en avais pas terminé avec lui et je le fis avancer en lâchant une petite tape sur ses fesses pour donner le top départ de mon jeu favori.  « Le dernier à l'intérieur paye les courses ! », terminai-je en entamant ma course - Sans oublier de donner un dernier coup de coude à mon ami pour gagner quelques précieuses secondes. Moi, fair-play ? Aucune chance !

Une fois à l'intérieur, je savais que je trouverai mon bonheur. Ce genre de station-service sont plus efficaces qu'un centre commercial en pleine période de noël. Je quittai mon Sammy pour me perdre dans la multitude de rayon, mais je visais surtout ce qui me semblait primordial. C'est à dire une paire de chaussure de marche, des vêtements de rechange, une gourde, de l'eau et tout ce qui me venait en tête sur le moment. Cependant, je n'oubliais pas les friandises pour la route. J'achetai de quoi faire exploser le ventre de Sam', connaissant sa gourmandise. Dans la partie réfrigérée, je me permis même un petit plaisir que je pensais avoir oublié depuis j'avais quitté l'adolescence. Je nous offris deux Mr.Freeze au goût différent et j'allai rejoindre mon camarade qui flânait dans un rayon. Je m'approchais et je commençais à exhiber mon offrande sous son nez.  « Tu regardes quoi beauté ? Tiens, cadeau de la maison ! », lui demandais-je alors que pour ma part, j'avais déjà entamé ma friandise. Je fis glisser le bonbon glacé le long de mes lèvres d'un air soudainement lubrique. « Sauf, si tu préfères Cerise ? », ajoutais-je de mes lèvres couvertes d'un épais duvet grenat et sucré.

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Lun 5 Mar - 12:50

Sa main dans la mienne, Camille sortit de la voiture en paradant comme une diva. Je penchai légèrement ma tête et mon torse en avant, accompagnant mon ami à l'extérieur de la voiture tout en le regardant du coin de l’œil. « Oh ! Mais, c'est qu'il est trop mignon ! » Je levai les yeux au ciel, lui faisant comprendre que je n'y pouvais rien. Puis, je ne pus me retenir de pouffer de rire. Je ne pouvais garder mon sérieux plus de cinq minutes avec lui et c'est ce que j'aimais le plus dans notre relation. Il ferma la portière et au moment où je m'y attendais le moins, il attrapa mon visage entre ses mains et embrassa ma joue. Je perdis quelques secondes mon équilibre et fit un pas en arrière pour me stabiliser. J'essuyai la bave qu'il avait laissé sur ma joue au moment où il déposa une tape sur mes fesses. « Le dernier à l'intérieur paye les courses ! », dit il en enfonçant son coude dans mes côtés. Ma respiration fut coupée sous le choc. Je pestai dans ma barbe. Il était inutile de se mettre à courir, le bougre avait fait en sorte de me distraire et de réduire mes chances de gagner à néant. Il n'aurait eu aucune chance, sinon. Alors je le regardai courir comme un enfant et entrer dans la station-service, un sourire niais aux lèvres. Je m'en fichais de payer les courses, rien ne pouvait miner mon morale. J'avais Camille avec moi et j'étais l'homme le plus heureux de Perth.

Quelques secondes après Camille, j'entrai à mon tour. Le gérant était un homme au ventre prédominant et au cou dissimulé sous un triple menton, absorbé par le journal local. La télévision au-dessus du comptoir diffusait la météo. A y croire la présentatrice, la température allait monter à la limite du supportable cet après-midi. La clim du pick-up était bien entendue hors service et nous allions avoir besoin d'assez d'eau pour tenir huit heures. Je me dirigeai alors vers les boissons, tout en cherchant la silhouette à travers les rayons. Il n'y avait presque personne à l'intérieur et je n'eus qu'une difficulté à repérer mon ami. Je le regardai déambuler, attrapant ce dont il avait besoin. Je m'arrêtai derrière un présentoir pour continuer à le regarder discrètement. Je n'arrivais pas à mettre un mot sur ce que je ressentais pour ce mec. Il était tout pour moi depuis que j'étais arrivé à Perth. C'est lui qui m'a présenté à tous ses amis, c'est lui qui m'avait servi de guide afin de découvrir la ville, c'est lui qui m'avait aidé à trouver un appartement dans Northbridge. Je n'osai pas imaginer à quoi aurait ressemblé ma vie aujourd'hui si je n'avais pas croisé sa route. Perdu dans ma contemplation, je n'avais même pas remarqué que Camille avait fini ses courses et qu'il se tenait à côté de moi. « Tu regardes quoi beauté ? Tiens, cadeau de la maison ! » J'attrapai la glace qu'il me tendait, en profitant pour éviter sa question. Je fis tourner la friandise dans mes mains pour lire l'étiquette. Citron. Parfait, pensai-je en relevant ma tête. « C'est ce que je ... » commençai-je. Je ne pus finir ma phrase. Camille recommençait son petit jeu. « Sauf, si tu préfères Cerise ? » Ses lèvres étaient recouvertes de sucre et avaient pris une teinte rouge. Comment voulait-il que je résiste ? Je me retournai. Le gérant était au bord du sommeil et les autres clients étaient absorbés par leurs courses. Camille était un salaud. Je posai ma main sur sa nuque et le tirai vers moi. J'attrapai sa bouche et passai ma langue sur ses lèvres. Je reculai ma tête de quelques centimètres pour le regarder et fit mine de réfléchir tout en faisant claquer ma langue sur mon palais. « Je préfère citron » murmurai-je en l'embrassant une nouvelle fois. Je passa mon pouce sur ses lèvres pour récupérer ce qui restait du sucre et le mit dans ma bouche. Je souris et déposa une petite claque sur sa joue. Je pouvais jouer à ce jeu toute une journée sans m'en lasser.

Je le lâchai, pris le panier qu'il tenait de sa main gauche comme si rien ne venait de se passer et en examina le contenu. « Tu as pris l'eau, nickel » dis-je en l'invitant à me suivre vers le comptoir. Je sortis deux billets de dix dollars et les posai devant les gérants avant d'entraîner Camille hors du magasin. J'ouvrai la porte passager et déposai les courses de Camille sur la banquette arrière. Pendant que mon ami s'installait, je fis le tour du pick-up et rejoignis ma place derrière le volant. La présentatrice météo avait raison : la chaleur, supportable à l'extérieure, était intenable dans la voiture. Le soleil frappait le pare-brise et le cuir des sièges était brûlant. « Je suis obligé » dis-je en regardant Camille et en enlevant mon débardeur. Je le lui lançai en plein visage, tournai les clefs de contact et repris la route. L'horloge de la voiture indiquait neuf heures et demie et il était grand temps que se mettre en marche.

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Camille Ferguson
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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Lun 5 Mar - 22:04

Nous aimions nous torturer mutuellement. Ce n'était pas évident ? Que cela moi et mon air de garnement sur mon bâton glacé qui prenait un malin plaisir à faire glisser mes lèvres jointes pour le faire disparaître jusqu'à la jointure du maigre plastique. Le regard bien sûr pénétrant mon partenaire de crime, l'air de lui susurrer sans même ouvrir la bouche : Cela te donne pas envie de quelque chose ? Non, rien ? Comme Samuel qui n'était jamais en manque d'idée pour mettre la barre toujours plus haut. Quand il posa sa main sur ma nuque, je savais pertinemment ce qu'il voulait et pour moi tout mon art était de résister. J'aimais ce jeu d'être le seul qu'il n'arrivait pas à avoir – alors qu'il m'avait attrapé depuis bien longtemps. Quelqu'un d'unique ! Quelqu'un qu'il n'oublierait jamais. C'était complétement égoïste, mais ma vie serait courte alors j'avais depuis longtemps jeté aux feux mes états d'âmes. J'imposai donc cette tension dans nos corps tendus, mais sans fuir sa langue malicieuse. « Je préfère citron » Les traits de mon visage se rehaussèrent pour soutenir ma détermination– Je savais que cela lui aurait fait trop plaisir et chaque point comptait dans cette joute. Et, cela n'allait pas être ce nouveau baiser qui allait me faire faiblir. Je gardai mon regard plongé dans le sien et j'allai moi-même le défier en entrouvrant légèrement ma bouche, pour du bout de ma langue chatouiller ma voisine. Sans portant l'embrasser. Sans portant répondre à ce baiser. Je laissai apparaître un sourire en coin quand il ramassa le sucre et qu'il me tapota la joue. Choqué ? C'était clair que nous nous lassions pas de nos jeux. En tout cas, plus que la jeune mère de famille à la chevelure grisonnante qui venait de débarder avec son fils dans ses bras. Ils restèrent médusés un instant, puis elle alla s'enfuir entre les rayons tout en protégeant les yeux de son fils de sa paume.

Je ris soudainement moins et je m'approchai du comptoir l'air maussade alors que Samuel s'était occupé de payer nos courses. Je ne supportais pas ce genre de réaction. Est-ce qu'elle aurait caché les yeux de son fils si cela avait un baiser dit hétérosexuel ? Cela me donnait envie que d'une chose, c'est simplement d'en faire le plus possible. Je me glissai plus prêt de mon Sammy alors que le gérant et toute la boutique ne regardait plus que nous. Je caressa sa joue comme si nous avions été un vieux couple. Et, de mon doigt je me mis à jouer avec le lobe de son oreille de façon outrancière. Je pris ma voix la plus haut perchée car c'était le stéréotype par excellence et j'ajoutai assez fort pour être entendu par tout le monde. « Bon ! Tu te dépêches de payer...J'ai trop envie que tu me la mettes...Allez, dépêche toi, j'en ai trop envie là. Je peux plus attendre ! », implorais-je comme un enfant exaspérant. Je pense qu'on mon mini-spectacle apporta la réaction que je souhaitais, car notre homme bedonnant en lâchant ses billets. Notre mère effarouchée en poussa un petit cri sonore, alors que son fils lui demanda avec l'innocence de la jeunesse. «  Il va lui mettre quoi, le monsieur ? »

Je sentis Samuel m'entrainer à l'extérieur et j'explosai littéralement de rire au point de m'en tenir les côtes. Je termina rapidement ma friandise et je m'installa à nouveau à l'avant de notre cheval de bataille avec l'eau. La suite de notre voyage allait se transformer en vrai sauna. Je suais déjà comme un éléphant et les traces sur ma chemise en était la preuve vivante. Je ne fus donc pas surprit d'entendre bientôt : « Je suis obligé » J’arquai un sourcil tout en me prenant son débardeur en pleine figure. Je l’inhalai tout en rigolant. « Ça c'est de la bonne odeur de mec comme j'aime ! » Puis, je le balançai sur le siège arrière. J'opérai la même action en déboutonnant pour ma part ma chemise. Nous étions bien mieux ainsi et cela me rendait complétement hilare. Je donnais une bonne tape sur le torse du conducteur qui était en pleine accélération pour reprendre la branche de l’autoroute. Je pense qu'au stade de notre amitié - si particulière, mon Sammy je l'avais vu nu et lui aussi pour sa part. Je profitais de ce moment pour détacher un instant ma ceinture et pour fouiller sur le siège arrière du pick-up - Mon épaule frôlant la sienne lors de ma recherche. Je savais ce que je voulais : sa caméra. Une fois en main, je reprenais place tout en mordant au passage son épaule si proche. J'enclenchai le mode enregistrement et je lui demandai : « Alors, Monsieur O'Malley, qu'est ce que nous allons faire ? Racontez-nous ? »

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Lun 5 Mar - 23:14

Alors que j'avançai en direction de la bretelle d'autoroute, Camille déboutonna sa chemise et j'osai un regard en coin. Je l'avais vu nu des dizaines de fois et vous auriez pu à juste titre penser que cela ne provoquait en rien plus aucune réaction. Mais au contraire, je ne pouvais résister à la vue de son torse et tous mes sens étaient en émoi. Je passai ma langue sur mes lèvres et reportai ma concentration sur la route. J'enlevai mes lunettes de vues, les posai sur le tableau de bord et attrapai mes lunettes de soleil pendant que Camille cherchai quelque chose sur la banquette arrière. Le contact de son épaule sur la mienne était une torture. J'osai une nouvelle fois un regard en coin en direction de son dos, puis descendait jusqu'à ses fesses. Je soupirai en regardant à nouveau la route. Dieu qu'il m'excitait. Après m'avoir mordu l'épaule, il reprit sa position. Je m'engageai sur l'autoroute qui était presque déserte et accélérai. Je tournai alors la tête vers Camille qui avait enclenché ma caméra. Je souris. « Alors, Monsieur O'Malley, qu'est ce que nous allons faire ? Racontez-nous ? » Je gardai une main sur le volant et utilisa l'autre pour mettre mes lunettes sur ma tête. Prenant garde de garder toujours un œil sur la route, je portai mon attention sur l'objectif de la caméra. « Le programme de la journée ? De la route » commençai-je en tournant la main de Camille pour qu'il filme l'autoroute qui s'éloignait devant nous, « du soleil » continuai-je en pointant le ciel, « de la sueur », dis-je en passant ma main sur mon front humide, « et qui sait ? Plus si affinités » finis-je en caressant mon torse. J'éclatai de rire et relevai la caméra vers mon visage. Camille s'était prêté au jeu et filmer ma peau nue, mais je n'avais pas fini de parler. Je ne m'arrêtai jamais de parler quand il s'agissait de me produire devant un objectif. « Plus sérieusement, il nous reste – attends, si je calcule bien... Il nous reste encore sept-cent quarante huit kilomètres avant SANDSTONE ! Sandstone, mec, le paradis sur Terre. Les aborigènes à poil, les animaux sauvages, l'air frais, zéro building, zéro pollution, rien pour nous pourrir la vie. Juste la nature sauvage. Et toi, accessoirement » continuai-je en lui pinçant un de ses tétons. Il lâcha un petit cri de surprise. « Toi, mec ! T'es venu et tu ne pouvais pas me rendre plus heureux » m'exclamai-je.

Je mis mon clignotant et doublai un camion. Dans quelques années, on serait peut-être assis sur notre banquette à visionner cette bande et à revivre ce moment inoubliable. Je souris en pensant à ça. Qui sait où nous nous trouverons dans cinq, voir dix ans ? J'aurai peut-être quitter Perth, Camille serait un réalisateur à succès traversant le monde entier. Peut-être allais-je rejoindre ma famille en Irlande ? Yurik avec ses marmots, mes parents, Liam, chirurgien, comme Papa. Ou bien, il se pourrait bien que je vive avec Camille, sur le bord de la plage, paisiblement. L'avenir me faisait horriblement peur et je dégageai rapidement ses pensées de ma tête pour me tournai une fois de plus vers Camille. « Les Jawuru nous attendent au bord du lac Mason et on va passer trois jours d'enfer, crois-moi. Tu ne vas pas regretter d'être venu » expliquai-je en faisant un clin d’œil à la caméra. Je me mis à rire, repositionnai mes lunettes sur mon nez et attrapai mon Mr. Freeze qui avait totalement fondu. Je l'ouvris en utilisant mes dents et crachai le petit bout de plastique par la fenêtre. J'entourai l’extrémité du bonbon avec mes lèvres et penchai ma tête en arrière pour boire la glace au citron fondue. Je posai le plastique sur le tableau de bord. « Le programme te convient, ma couille ? » demandai-je en posant ma main derrière ma tête. L'autre main sur le volant, je continuai à rouler sur la N125 en direction du nord-est. La route, déserte, nous appartenait.

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Mar 6 Mar - 16:27

Il ne faut pas croire, j’avais beau avoir l’habitude de pouvoir admirer tout à loisir le torse bien fait de mon ami. Je ne me privais pas du plaisir de l’ausculter avec grand intérêt, bien dissimulé derrière ma caméra. Ma main, ne pouvant s’empêcher – bien malgré moi - de concentrer mon objectif sur cette peau étincelante et rougit par le soleil. Je le trouvais tout bêtement magnifique, mais tout cela je devais le garder pour moi. J’allai même suivre une gouttelette de sueur qui alla se perdre au fond de son nombril soudainement bien appétissant. Toutefois, grâce à mon blond préféré je chassai toutes ces vilaines pensées loin de moi. Sa réponse me reconnecta avec la réalité. « Le programme de la journée ? De la route » Je suivis le mouvement qu’il m’imposa, filmant la route qui se perdait dans l’horizon lointain. « du soleil » Puis, le ciel, mais je revins bien vite vers lui car je fus méchamment éblouie.  Mes lunettes de soleil me manquèrent à ce moment précis. « de la sueur » Je filmais son front et alors que j’avais gardé le silence, je ne pus m’empêcher de rire et de d’ajouter. « C’est clair, tu es entrain de cuir, mon poulet. » N'aimant rien faire comme les autres, je passais un doigt de ma main libre sur le torse de mon voisin pour récupérer un peu de sa sueur et ainsi constater mes dires. « et qui sait ? Plus si affinités » Tout en continuant de le filmer, je m'amusai à porter sans dégout mon doigt à ma bouche avant de pouffer de rire. C'était l'effet Samuel, il me rendait complétement fantasque. J'avais bien filmé son torse, je revenais vers son visage pour le prendre en gros plan. « Ah, bon ? Tu as dans l'idée de prendre un auto-stoppeur sur la route et de lui faire gouter à la cuisine des O'Malley ? Tu dis si je gêne ? » , demandais-je en tout innocence, ignorant royalement son allusion. « Plus sérieusement, il nous reste – attends, si je calcule bien... Il nous reste encore sept-cent quarante huit kilomètres avant SANDSTONE ! Sandstone, mec, le paradis sur Terre. Les aborigènes à poil, les animaux sauvages, l'air frais, zéro building, zéro pollution, rien pour nous pourrir la vie. Juste la nature sauvage. Et toi, accessoirement » «  Oui, accessoirement... »

Je m'étais pas attendu à son attaque et j'en lâcha la caméra sur mes genoux. C'est qu'il m'avait fait mal ! Je posais une main sur mes tétons douloureux avec un petit air de chien battu. Il perdait rien pour attendre ! «  Ouais, je vois ça ! Moi, aussi je suis content, enculé !» , rétorquai-je avec tout l'amour que je pouvais lui porter. J'allai lui rendre aussitôt la monnaie de sa pièce et je pinçai son téton droit avec fièvre jusqu'à l'entendre crier. Oh, quelle douce musique ! Je repris bien vite sa caméra pour le filmer la suite de son énumération. Cela me faisait rêver ! Même, pour moi qui était né sur ces terres, je n'avais jamais fait ce genre d'aventure. Oui, j'avais déjà campé avec mon père, mais pas de rencontre avec les aborigènes. « Le programme te convient, ma couille ? » Je l'étais. J'étais impatient, carrément une pile électrique. « Cela va déchirer grave, mec ! », ajoutais-je en éteignant sa caméra, je ne voulais pas lui griller ses batteries. Je me taisais des longues minutes, le regard sur cette route désertique qui alimentait mon imagination. C'était beau. C'était une vraie claque, un appel à la liberté. J'aurai pu rester comme cela des heures, si le torse de mon Sammy au rouge vif ne m'avait pas alerté. Je me tournai légèrement inquiet vers mon conducteur. « L’Australie n'aime pas la peau des irlandais, c'est officiel. Je pense que mon monsieur ne sait pas badigeonné de la crème avant de partir ? » Je fouillai à nouveau à l'arrière où j’échangeai la caméra contre un tube de crème solaire. Une crème que j'avais acheté à notre dernier arrêt. Je connaissais mon Sammy, peut-être trop bien ? Je savais que je ne trouverais pas ce genre de produit dans ses affaires. Je revins à lui, me frottant encore avec plus de malice contre son épaule. Puis, comme si cela avait été tout à fait normal pour moi, j'ouvris le tube et fis jaillir le produit sur mes doigts. Je commença à appliquer la crème protectrice sur le centre de son torse. « Tsss...Tsss...Qu'est ce que tu ferrais pas sans moi ? » Est-ce que je pris plaisir à cette application ? Complétement ! On pouvait voir mon sourire jusqu'aux oreilles alors que je remontais le long de sa nuque. J'avais bien l'intention de prendre tout mon temps, de ne rien oublier et même si pour cela je devais vider le tube.

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Mer 7 Mar - 20:15


L'histoire de l'auto-stoppeur refaisait surface. Je levai les yeux au ciel. Il n'avait jamais voulu me croire que rien ne s'était passé le jour où je mettais arrêté pour prendre un mec paumé qui se rendait à Murdoch. J'avais beau lui dire que c'était un geste de pur générosité, son esprit tordu l'empêchait de croire une histoire si prude. Je continuai de lui expliquer mon programme d'un air excité et lui pinçai le téton lorsque j'eus terminé de parler. Il ne m'avait pas vu arriver, je ne l'ai pas vu arriver. J'avais reporté mon attention sur la route, au cas où un kangourou était au milieu de la chaussée, mais l'autoroute du désert était désespérément vide et rectiligne. Aucun virage sur des kilomètres, une route affreusement droite et une monotonie qui aurait sûrement raison de moi à un moment ou un autre. Quoi qu'il en soit, mon téton me faisait horriblement mal et je ne pus m'empêcher d'en rire. Je le frottai énergiquement avec ma main droite pour faire passer la douleur tout en grimaçant. Il éteignis la caméra, se calma un peu et regarda la route. Ce n'est qu'après plusieurs minutes qu'il recommença à parler. Le répit était toujours de courte durée avec lui, pensai-je en le regardant d'un air amusé. « L’Australie n'aime pas la peau des irlandais, c'est officiel. Je pense que mon monsieur ne sait pas badigeonné de la crème avant de partir ? » Je regardai mon torse et écarquillai les yeux. Le con avait raison. Ma peau d'irlandais ne s'était jamais vraiment habitué au soleil australien et je devais toujours appliquer plusieurs couches d'écran total afin d'empêcher de me faire griller. Mais rien n'y faisait, chaque été j'étais sûr de souffrir comme un chien avec des coups de soleil dans le dos. « Parce que tu crois que j'y ai pensé avant de partir ? » m'exclamai-je. J'avais été tellement excité de partir que j'avais sûrement oublié bien plus que l'écran total. Je ne pouvais rien y faire. En Irlande, c'était maman qui me faisait mes sacs à chaque fois que je devais partir quelque part pour éviter tout oubli. C'était elle qui avait d'ailleurs supervisé mon déménagement à Perth, heureusement. Ma mémoire et mon sens de l'organisation donnaient le tournis à plus d'un. Camille se pencha à nouveau vers la banquette arrière et refit surface avec de la crème solaire. L'indice de protection était de deux. Sûrement suffisant pour Camille mais sûrement pas pour l'irlandais que j'étais. Mais ça ne faisait pas de mal d'en mettre. Il ouvrit le tube et je tendis la main. « Tsss...Tsss...Qu'est ce que tu ferrais pas sans moi ? » Il évita complètement ma main tendu et commença à appliquer la crème sur mon torse nu. Je ne pus m'empêcher d'avoir un mouvement réflexe de recul et mon pied se décolla de la pédale d'accélération pendant quelques secondes. La vitesse diminua de quelques kilomètres heures et la voiture vibra quelques secondes. Je ne m'attendais pas à ce qu'il fasse cela. Des frissons s'emparèrent de moi et je bougeai sur mon siège, mal à l'aise. Je ne pouvais nier que sa main qui se promenait sur moi était une sensation agréable. Mais son geste était aussi plein de sous-entendu. Autant lui que moi, nous pouvions nié les tensions sexuelles qui existaient entre nous et il en jouait. Il savait que je voulais le mettre dans mon lit, chose qu'il m'avait toujours refusé, et il me torturait avec ses doigts qui dansaient maintenant autour de mon nombril.

Je lui poussai la main obligeamment en lui souriant. « Je vais le faire » dis-je en lui attrapant le tube. « Tiens la route. Le volant. Tiens le volant » continuai-je en soupirant. Il s'exécuta. J'évitai de croiser son regard par peur d'y déceler quelque chose qui me déplairait et appliquai la crème sur le reste de mon torse, mes bras, ma nuque et mon visage. Je ne pus éviter de m'en mettre dans mon œil droit et les conséquences se firent sentir presque simultanément. Je pestai, attrapai un chiffon qui traînait dans la portière et m'essuyai l’œil frénétiquement. Je ne pouvais que me détester à ce moment, sûr d'avoir froissé Camille. Mais je ne pouvais non plus m'empêcher de lui en vouloir. Pourquoi être si joueur avec moi ? Il savait ce que je voulais et continuait cependant son petit jeu de séduction qui commençait à me rendre fou. Je refermai le tube et le lançai sur la banquette arrière. « Merci » dis-je en reprenant le volant. J'étais conscient d'avoir tendu l'atmosphère avec mon attitude et je m'en voulais. Je soupirai, une seconde fois, comme je le faisais toujours quand je ne savais quoi dire ou que j'étais embarrassé. Je décidai de faire comme si rien ne s'était passé et me tournai vers Camille. « Cam, tu peux attraper mon sac à dos, s'il te plait. J'y ai foutu mon courrier que j'ai pas eu le temps de lire ce matin et je crois que j'ai reçu mes analyses. » Je souris, espérant qu'il ne me demande pas pourquoi j'avais agis comme je l'avais fait il y a quelques secondes et qu'il allait passer à autre chose.

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Jeu 8 Mar - 13:57

J'étais cruel ? Non ! Je pense que c'était de bonne guerre, ma main se jouant du torse si bien fait de mon Sammy. Je pense que l'idée première de le couvrir d'écran total était bien loin. Il était clair que mes doigts cherchaient à procurer d'autres réactions. Je m'amusais : frôlant, appuyant par endroit. Je ne jouais même pas la carte l'innocence ou de l’ingénu car j'avais ce sourire victorieux qui brillait sur la peau fine de mes lèvres. Peut-être que nous jouions depuis trop longtemps et que nous ne savions plus où était les frontières de ce qui était correct ou pas ? J'adorais sa réaction de recul. Je le dérangeais ? On dirait bien ! Moi, je savourais ma victoire tout en me mordillant le coin de la bouche. En, même temps, même je m'amusais de lui, je faisais mon travail et j'appliquais la crème qui l’empêcherait de cramer. Après, je n'étais pas obligé d'enfoncer mes doigts au fond de son nombril tout en jouant de mon regard coquin. Ah ! Le pauvre O'Malley, c'était cela d'avoir un meilleur pote pervers qui avait pas tiré sa crampe depuis des mois. Il allait devoir subir cela pendant trois jours. Je devais le plaindre ? Non ! Je savais, qu'il saurait me renvoyer l'appareil à un moment ou un autre. Nous étions doués à ce jeu et même s'il pouvait paraître bizarre pour notre entourage. Je ne pouvais pas m'en passer. J'aimais qu'il s'intéresse à moi, qu'il me désire. J'oubliais alors ma maladie ou toutes les horreurs de cette vie.

« Je vais le faire » Je lui lâchais le tube avec plaisir. Le mal était déjà fait. Je n'ajoutais rien d'abord, simplement mon regard lourd de sens. Mais mon ami me rappela à l'ordre et se tournait la tête vers lui. « Tiens la route. Le volant. Tiens le volant » Je m’exécutais sans rien ajouter. Je pris le volant et assura notre conduite, surtout qu'on quitte pas la route pour se prendre un Dingo. Je fixais la route, très appliqué dans ma tache, même si c'était bien ennuyeux en tant que conducteur. Le paysage était magnifique et je l'adorais. Les gens voulaient voyager à travers le monde, moi je voulais faire un tour de l'Australie avec juste mon sac et mes jambes. C'était le plus beau pays du monde pour moi, mais j'étais peut-être pas objectif ? En parlant, avec Samuel, je dois dire que visiter l'Irlande cela pouvait aussi m'intéresser. Mais, je tournais soudainement un œil inquiet vers mon Sammy devant ses gesticulations. Qu'est ce qu'il avait encore fait ? « Bah, voilà ! Tu as voulu te finir toi-même et tu t'en ai mis dans l’œil...Tsss...C'est conno...Alors, que tu avais une main charitable à ta disposition. » Je pense que j'ai du l'énerver un tout petit peu. « Merci » Je sentais la tension qui gronda comme dans un ciel en début d'orage. Je lui rendais son volant et je n'ajoutais rien de plus. Nous avions chacun un fort caractère avec Samuel. Cela pouvait péter parfois, mais rien de grave pour moi. C'était bien aussi le silence, jusqu'à qu'il me demande. « Cam, tu peux attraper mon sac à dos, s'il te plait. J'y ai foutu mon courrier que j'ai pas eu le temps de lire ce matin et je crois que j'ai reçu mes analyses. » Je le regardais du coin de l’œil avant d'ajouter avec humour. « Il y a écrit secrétaire sur ma gueule, bitch ? » Toutefois, je terminais par lui sourire et je venais déposer un smack sur sa joue, comme un enfant qui viendrait faire la paix. Je lui obéissais car Samuel avait un pouvoir sur moi. J'allai récupérer son sac à dos et je le déposais sur mes genoux. Je laissai mon Sammy me montrer la bonne poche et je l'ouvris pour en sortir une pille de courrier. « Des analyses de quoi ? » Je crois que cela a dû arriver en quelques secondes, mon visage se décomposa devant la vision de la première enveloppe. J'avais ma réponse. J'étais loin de penser à un test sanguin pour mon O'Malley, mais je reconnaissais le logo et l'impression du bureau des examens où j'avais fait mon test du VIH. Je suis devenu aussi blême que l'écume et je perdis mon éloquence. Une montée de bile amer remonta et me prit à la gorge, au point que je finissai par demander en posant ma main en urgence devant ma bouche. « Oh ! Arrête toi, putain ! Je vais... » Je sentis le pick-up ralentir brusquement et je me jetai hors du véhicule dés que nous fûmes à l'arrêt. J'avais besoin de vomir mes tripes. Je savais pas ce que j'allais trouver encore comme excuse. Peut-être un mauvais repas, hier ?

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Ven 9 Mar - 23:02


Un silence pesant s'était installé entre nous. Je pianotai sur le volant, essayant de me concentrer sur la musique diffusée par la radio. Le rythme m'échappait complètement. J'essayai pourtant de comprendre le rythme de la chanson, afin d'avoir quelque chose à faire et de me distraire. Je me tournai finalement vers lui. Je ne pouvais pas l'ignorer. Il m'agaçait souvent. Il me contrariait tout le temps. Il m'irritait quelques fois, mais il ne me déplaisait jamais. Sentir sa présence à côté de moi suffisait à m'enivrer et à me faire perdre mes moyens. Il avait un magnétisme non négligeable et j'étais inexorablement attiré de plus en plus par lui. J'essayais de résister, de me dire que cette tapette n'en avait rien à faire de moi. Mais à quoi beau me mentir ? Je me tournai donc vers lui et lui demandai de chercher dans mes affaires les lettres que j'avais récupéré ce matin même. « Il y a écrit secrétaire sur ma gueule, bitch ? » Il m'exaspérait également. Mais je ne pouvais m'empêcher de sourire. Je m'apprêtai à répondre, mais il fut plus rapide, encore une fois et m'embrassa sur la joue. Je fermai les yeux, sentant une nouvelle fois mon corps réagir positivement et réfrénai une soudaine envie de l'embrasser moi même. Camille savait s'y faire avec moi. Toute mon animosité s'était envolé en une fraction de seconde. Il attrapa mon sac à dos, je lui montrai où chercher et il sortit la liasse d'enveloppe. J'avais la mauvaise habitude de laisser mon courrier s'accumuler la semaine et d'ouvrir ma boîte à lettre une fois par semaine. « Des analyses de quoi ? » me demanda-t-il en attrapant la lettre du laboratoire. Je n'eus le temps de répondre. J'arquai un sourcil. Quelque chose n'allait pas avec Camille : son visage était devenu blanc en une fraction de seconde et ses mains tremblotaient. Il lâcha les lettres pour poser sa main contre sa bouche. Je ne comprenais pas ce qu'il se passait. « Oh ! Arrête toi, putain ! Je vais... » Je mis mon clignotant et m'arrêtai précipitamment sur la bande d'arrêt d'urgence. Il n'y avait personne sur l'autoroute, le fait de me garer ici ne posait pas de problème dans l’immédiat. Camille était de plus en plus blanc. Il sortit du véhicule en trombe lorsque j'eus tiré le frein à main et je l'entendis vomir à l'extérieur de la voiture. Je ne savais pas quoi faire. Sans un coup d’œil dans le rétroviseur, j'ouvris ma portière et fis le tour du pick-up pour rejoindre Camille. Ce n'était pas la première fois que je le voyais vomir, mais ces situations résultaient toujours d'une dose d'alcool important. Pourtant, il n'avait rien bu avant de partir. Il n'était pas non plus malade en voiture, je portai donc comme responsable un truc qu'il n'avait pas digéré.

Je ne savais pas quoi faire pour le soulager, alors je me contentai de lui taper amicalement dans le dos. Quoi que ce soit, ça devait sortir. Alors je lui tapotai le dos, regardant la route derrière moi. Nous étions vraiment seul. D'ailleurs, l'autoroute allait bientôt finir. Nous avions roulé depuis une heure et demi déjà, il nous restait à peine sept heures de route. Je jetai un coup d’œil vers Camille qui ne semblait pas aller mieux. « Ça va aller ? » lui demandai-je, impuissant. Ce n'était pas quelque chose qu'il avait mangé. Généralement, ce genre de vomissement était précédé de douleurs dans le ventre. Camille s'était porté comme un roi jusqu'à ce qu'il consulte mes lettres. Je lui frottai le dos à travers sa chemise ouverte. Il était trempé. Lorsqu'il eut fini de cracher, je l'aidai à se mettre assis sur le siège passager et passai une main sur son front. Il avait été parcouru de sueurs froides et il transpirait. Je lui essuyai le visage. Je le laissai quelques secondes afin d'attraper une bouteille de d'eau et lui conseilla de boire quelque gorgée. Je jetai un œil à l'endroit où il avait vomi. Je n'avais pas fait médecine, mais je compris en regardant qu'il n'avait pas régurgité quelque chose qui avait mal passé. Il n'avait expulsé qu'une sorte de liquide jaunâtre. « T'es sûr que ça va aller ? Je ne t'ai jamais vu aller si mal si subitement avant. » J'installai ma main sur le côté de son cou et lui caressai la joue avec mon pouce. Mes yeux se posèrent alors sur la lettre que Camille avait fait tombé avec de sortir en urgence du pick-up. Mes analyses. Je me mis à rire. « Ne me dis pas que tu t'es inquiété pour moi ? » Je me penchai vers l'enveloppe. J'ouvris la lettre et parcourus rapidement son contenu. Je la remis dans l'enveloppe et la fourra dans ma poche arrière. « Ils sont négatifs. Je voulais juste être sûr. Pas besoin de t'inquiéter pour moi ». Je me pouvais m'empêcher de ressentir des dizaines de sentiments en même temps. La joie de ne pas avoir le VIH, même si je savais que les probabilités étaient quasi-nulles. L'amour envers ce con qui venait de se rendre malade pour moi. L'envie de le kidnapper, de l'emmener dans un motel et de lui faire l'amour toute la journée. Je me contentai de lui mettre une petite claque sur la joue afin de le réveiller. « Franchement, je pensais pas que tu t'inquiétais autant pour moi » dis-je avant de remonter dans le pick-up. Je mis ma main sur sa cuisse et la frottai afin de le stimuler un peu. Vomir était épuisant et je sentais que Camille ne s'était toujours pas remis. « Si tu préfères, on peut s'arrêter à la prochaine ville et reprendre la route demain » lui proposai-je en remettant le contact. « Espèce de petite nature » m'amusai-je. Il s'inquiétait peut-être réellement pour moi. Ses réels sentiments venaient possiblement de se manifester. Ou alors, c'était juste un sushi pas frais. Mais je préférai penser à la première hypothèse. Cela me permettait de sourire bêtement et de me sentir quelque peu aimer.

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Sam 10 Mar - 17:08

J'étais branlant, le corps vidé, mais étrangement le cœur encore bien lourd. J'avais jeté mes mains sur mes genoux pour ne pas m'écrouler. J'avais l'air con, comme cela sur le bas côté à rendre mes tripes. Le vent du désert Australien s'engouffra dans mes poumons et le taux d'humidité si élevé par chez nous me coupa la respiration pendant quelques secondes. « Ça va aller ? » « Ouais, t’inquiète...J'aurais pas dû manger Mexicain hier... » Je mentais honteusement. En tout bon fêtard que j'étais, on ne peut pas dire que je n'étais pas habitué à finir par vomir dans une plante ou sur un de mes camarades en fin de soirée. Mais là, cela avait une toute autre saveur et mon cœur le savait bien, alors qu'il s'emballait de plus en plus vite et que je me sentis chanceler. Je m'accrochai à l'épaule de mon Sam' pour retourner à mon siège. J'abhorrai cet affaiblissement du corps. Je détestais l'image de loque que je renvoyais. Je retirai finalement ma chemise avec l'énergie du désespoir, pour surtout m'éponger alors que j'avais l'impression de me liquéfier sur place. J'acceptai l'eau avec un sourire entendu. « T'es sûr que ça va aller ? Je ne t'ai jamais vu aller si mal si subitement avant. » C'était la grosse tuile ! J'avais le cumul de symptômes qui venaient de se présenter en même temps : vomissement, malaise et sudation excessive. Des choses que je savais qui ne me lâcheront plus jusqu'à m'avoir vider de mes dernières forces. Je ne savais pas ce que je devais dire. Je ne savais même pas si j'allais avoir la force de lui mentir à nouveau. Je tournai la tête à son opposé et fixai le volant tout en buvant une nouvelle gorgée d'eau. « T’inquiète... » J'avais perdu ma grande flegme, car je ne savais pas lui mentir – en tout cas, pas yeux dans les yeux.

Je me frottai soudainement comme un chat sur cette main qui venait me caresser. «  Hum...Elle est fraiche ta main...Cela fait du bien...» Je fermai les yeux et je retrouvai miraculeusement mon calme. Peut-être que Samuel était le meilleur médicament au monde pour moi ? J'étais déjà loin dans le pays de la semi-conscience quand je l'ai entendu rire. Je n'ai ouvert mes yeux qu'au doux son de sa voix et de son accent qui me faisait toujours aussi rire. « Ne me dis pas que tu t'es inquiété pour moi ? » Hein ? Je le regardai se pencher pour ramasser la fameuse lettre. Est-ce que c'était elle qui m'avait mis dans tous mes états ou c'était ma maladie qui avait fait des siennes ? Je pense honnêtement que c'était un mélange des deux. Même, si je sais que le temps c'est arrêté lors de la lecture de son contenu. Je me suis plongé dans son regard. C'est horrible...Car pendant quelques secondes j'ai espéré...« Ils sont négatifs. Je voulais juste être sûr. Pas besoin de t'inquiéter pour moi.» Un million de sentiments se jetèrent sur mon visage alors que je reprenais peu à peu des couleurs : déception, satisfaction, amertume, joie, ect...J'ai alors tout simplement jeter ma chemise à l'arrière du pick-up et j'ai répondu d'une voix qui se voulait rassurante. « Tant mieux ! » Je me sentais plus que crade et c'était pas ma dernière contribution à l'environnement qui avait déjà disparu sous la poussière du désert qui me donnait ce sentiment. J'ai pendant un instant espéré qu'il soit malade. C'était horrible. J'étais horrible, mais cela aurait été alors si simple de lui dire. « Franchement, je pensais pas que tu t'inquiétais autant pour moi » J'en avais assez de porter ce fardeau seul, mais à la place j'ai tout simplement souri face à sa petit claque.

Je l'ai laissé s'installer à nouveau au volant, alors que je portais le poids de ce mal dans la prise d'une posture fœtale. « Que veux-tu, je dois être amoureux de toi. » Mon ton fut sec et cassant, car la colère commençait à s'insinuer en moi. J'avais envie de me donner des baffes et de pleurer en même temps. Quel ami espère que son meilleur pote soit séropositif ? Je devais être le pire enfoiré sur cette terre – bon, juste après Echtach, car il faut pas pousser quand même. J'essayai de disparaître dans mon siège, regroupant mes jambes contre mon abdomen et ma tête roulé contre la vitre de la portière. J'ai alors plus écouté ce qu'il me disait. Je me suis complétement fermé. Je me suis perdu dans cette route désertique qui défilait. Nous avions quitté l'autoroute et ce n'était plus que des chemins de terre. Je me moquais à présent des regards insistants de mon Sam' ou encore ses tentatives d'attirer mon attention par des petites tapes amicales. Je sais pas combien de temps, je suis resté comme ça, peut-être une heure ? Puis, j'ai enfin ouvert la bouche : « Tu sais quoi ? C'était une mauvaise idée que je vienne avec toi.  Largue moi à la prochaine ville... » Mon regard s'attarda sur un panneau qu'on dépassa : Ellenbrook. Même si vu le coin cela devait en rien ressembler à une ville mais plutôt à un regroupement de bicottes et de caravanes. « Je me débrouillais pour la suite. Je téléphonerais à ma sœur ou je sucerais à un local...Je sais pas...Mais, j'ai pleins de trucs à faire...J'avais complétement oublié et si je les fais pas, cela va être la merde pour moi... » J'étais incompréhensible, presque hystérique, bon à enfermer quoi.

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Jeu 15 Mar - 16:51


Je pensais que c'était une bonne idée. Qu'on allait mettre nos problèmes de côté pour passer un bon week-end, loin de Perth la tumultueuse. Mais la bonne humeur initiale s'était évaporée. Rapidement. Fini l'excitation, fini l'émoi qu'avait provoqué Camille en décidant à la dernière minute de venir avec moi. Je savais qu'au fond de moi, le fait qu'il vienne était une mauvaise chose. Nos relations étaient désordonnées, allant de l'entente parfaite à la neutralité pesante. Mais il avait finalement céder à mon caprice. Recroquevillé sur son siège, comme une poupée chétif, il reprenait des couleurs tout en gardant un regard grave. Je ne savais pas ce qui se passait dans sa tête, ni même s'il s'y passait quelque chose. Camille était souvent un mystère pour moi. - Tu sais quoi ? C'était une mauvaise idée que je vienne avec toi. Largue moi à la prochaine ville... Je le regardai, étonné, me contentant de remuer la tête de droite à gauche pour exprimer mon refus, alors qu'une part de moi était d'accord. - Je me débrouillerai pour la suite. Je téléphonerai à ma sœur ou je sucerai un local... Je sais pas... Mais, j'ai pleins de trucs à faire... J'avais complétement oublié et si je les fais pas, cela va être la merde pour moi... Un coup d’œil dans le rétroviseur et j'enfonçai mon pied sur le frein. La voiture s'arrêta en quelques secondes sur le bas côté. Je tirai sur le frein à main, coupa le contact et me tournai vers Camille. - Pourquoi ? Pourquoi ça doit toujours finir comme cela ? On passe de bons moments, on s'amuse et tout d'un coup, ça part en couille. Je ne t'ai pas demandé de venir pour te voir faire la gueule sur ton siège, putain. Je voulais simplement partager quelque chose avec toi et tu sais que c'est important pour moi. Il faut que tu m'expliques.

Je le regardai dans les yeux, bien décidé une fois pour toute à avoir une réponse. J'étais conscient que je faisais partie intégrante du problème, mais je n'étais pas aussi lunatique, ni aussi mystérieux. Il connaissait tout de mon attirance pour lui, il savait que j'étais comme aimanté à chaque fois que je voyais sa tronche. Je ne pouvais rien y faire. Depuis que j'étais arrivé à Perth, Camille était devenu une des personnes les plus importantes de ma vie, bien que je faisais de mon mieux pour réfréner cette passion destructrice. Plus il reculait, et plus j'avançai. Il était évident qu'un jour où l'autre, je devrais faire demi-tour et rattraper le retard que j'avais accumulé. Mais merde. Je ne pouvais pas juste tirer un trait sur lui. Il était trop important. - Tu fais chier. Je remis le contact, sans quitter les yeux de Camille.. Je ne vais pas t'implorer, ni te supplier, je déserai le frein main, mais je veux savoir ce qu'il se passe. La voiture se remit en route. Et si tu crois franchement que je vais te laisser à la prochaine ville, tu peux rêver. Tu peux appeler un pote pour qu'il fasse ce que tu devais faire. Ça ne doit pas être si urgent que cela si tu as oublié. Tu peux toujours sauter de la voiture en route et te faire bouffer par des dingos si tu tiens vraiment à me laisser seul au milieu des aborigènes.





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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Sam 17 Mar - 9:30

Je ne voulais plus qu'une chose, c'était m'en aller, m'enfuir. Je pouvais plus regarder Samuel dans les yeux. Je pensais tout ce que j'avais dit - au moins sur l'instant, comme tout avec moi. Je savais que dans dix-minutes j'allais regretter mes dires. Mais, mon ami pouvait pas comprendre le dégout qui traversait mon sang ? Je savais qu'il voulait comprendre. Je rentrai dans un plus grand mutisme quand je sentis le pick-up ralentir, je croisai les bras et je fixai l'horizon. - Pourquoi ? Pourquoi ça doit toujours finir comme cela ? On passe de bons moments, on s'amuse et tout d'un coup, ça part en couille. Je ne t'ai pas demandé de venir pour te voir faire la gueule sur ton siège, putain. Je voulais simplement partager quelque chose avec toi et tu sais que c'est important pour moi. Il faut que tu m'expliques. Je pouffai de méchanceté, tout en levant les épaules. Ce que j'allais dire, allait faire mal, mais O'Malley me connaissait, je pouvais être plus haineux qu'un crotale du désert quand j'étais dans ce genre d'état. Je le pensais pas les mots qui s'échappèrent des confins de ma bouche. « Arrête, tes mytho avec moi, Sammy ! Pas avec moi, on sait très bien tout les deux, que tout ce qui t’intéressait dans le fait que je t'accompagne, c'est que surement que tu t'es dit que tu trouverais surement un moyen de me serrer. Non ? Donc, te moque pas de moi. Je suis le mec de la fac que tu n'as pas réussi à tringler et c'est tout ce qui t’intéresse chez moi. »

- Tu fais chier. Je le regardai remettre le contact, toujours aussi ardant dans ma posture fermée. Bien sûr, comme je l'avais pressenti, je sentais déjà le goût amer des mes paroles. J'étais vraiment un monstre. D'abord, j'avais voulu que ses résultats soient positifs et maintenant je remettais en cause les bases même de notre amitié. Pourquoi cela devait toujours être ainsi entre nous ? Un jour on se déchire et un jour on s'aime ? Aujourd'hui, toutes les fautes étaient sur mes épaules. Je restais dans mes pensées, mon regard ayant dévié par ma fenêtre. Je pouvais peut-être compter les bornes de kilométrages sur la route pour m'occuper ? - Et si tu crois franchement que je vais te laisser à la prochaine ville, tu peux rêver. Tu peux appeler un pote pour qu'il fasse ce que tu devais faire. Ça ne doit pas être si urgent que cela si tu as oublié. Tu peux toujours sauter de la voiture en route et te faire bouffer par des dingos si tu tiens vraiment à me laisser seul au milieu des aborigènes. La colère guidait toujours mon cœur et mes gestes. Il me pensait par avoir les couilles de sauter en marche ? J'ouvris ma portière alors qu'on était entrain de rouler. Le vent s'engouffra entre nous et j'allai le défier. « Tu crois que je serais pas capable ? » Je restai un long moment - pour moi face à cette ultimatum complétement débile. Je plongeai dans le regard de Samuel et dans l'éclat de ses yeux j'ai commencé à me mettre à pleurer. J'accusai le vent, mais la vérité c'est que j'étais complétement perdu. C'était cette saloperie de maladie, c'était sa faute et à elle seule ! Comprenant ma folie, je refermai ma portière avec violence et je retombai le front contre le tableau de bord. « Pardon...Pardon, Samuel. C'est pas contre toi que je devrais être en colère. Mais, tu ne peux pas comprendre...Tu ne pourras jamais...»

Ma main allait chercher celle de mon voisin sur son volant et je sentis la voiture ralentir à nouveau. Est-ce qu'il lisait dans mes pensées ? J'avais besoin de quelque chose, mais j'avais été le pire des amis. J'attendais que Samuel se gare sur le côté et je me jetais sur lui. « Serre-moi contre toi, s'il te plait...J'ai tellement peur...» Je l'entourai de mes bras autour de ses hanches et je collai ma tête contre son torse. Je me moquais bien de sa sueur ou de la crème solaire. Je voulais tout simplement qu'il me rassure, j'en avais besoin, plus que tout à présent et je savais qu'il était le seul à avoir ce pouvoir.

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Jeu 22 Mar - 17:59

Je roulais vite, certainement trop vite, mais cet idiot de Camille m'encourageait avec son comportement à la con. Il n'avait jamais connu quelqu'un de plus lunatique que lui, capable d'aller d'un extrême à l'autre. Il ouvrit la portière, et mon cœur manqua un battement. Qu'est-ce qu'il avait en tête, maintenant ? - Tu crois que je serais pas capable ? J'étais tellement surpris par son attitude que j'en oubliais de ralentir. Je me contentais de le regarder, ébahi, choqué et stupéfait, mon pied toujours appuyé au maximum sur l'accélérateur. Il me regardait, droit dans les yeux. J'aurai été incapable de déchiffrer ses sentiments, son regard était vide, mais très vite remplit de larmes. Je me mis à ralentir lorsqu'il referma la portière. Une partie de moi se demandait s'il aurait été vraiment capable de sauter. Mais je n'arrivais plus à réfléchir. Je n'avais plus à rien avec lui. Il posa sa tête sur le tableau de bord. - Pardon...Pardon, Samuel. C'est pas contre toi que je devrais être en colère. Mais, tu ne peux pas comprendre...Tu ne pourras jamais... Je ralentissais davantage. Lorsqu'il posa sa main sur la mienne, je me décidai à arrêter complètement la voiture. - Serre-moi contre toi, s'il te plait...J'ai tellement peur... Je soupira et accueillais sa tête contre mon torse. Mes mains se posèrent dans ses cheveux avant de tomber sur sa nuque. Je caressai sa peau si douce. Il m'enlaça et se colla à moi. Je fermais les yeux. J'aurai voulu rester dans cette position pendant des heures, rien que lui et moi. Je pris ses joues dans mes mains et guida sa tête vers la mienne. Je restai plusieurs secondes à le regarder, simplement, puis je posai délicatement mes lèvres sur sa bouche. Une fois, puis une seconde, tout en caressant ses joues. Je voulais qu'il comprenne que je serai toujours là pour lui, quoi qu'il se passe. Je fis tomber mes mains dans son dos avant de le poser dans le creux de ses reins. Je le tirai vers moi, happa ses lèvres avec ma bouche et chercha sa langue avec la mienne. Je brisai alors le contact et le regarda une nouvelle fois. - Tu n'as pas à avoir peur avec moi. Je te l'ai dit, plusieurs fois, de façons différentes, je serai toujours là pour toi. Tu sais quoi ? On oublie les aborigènes. On part, tous les deux, tout ce week-end. Au bord de la plage, rien que toi et moi. J'ai une tente et tout ce qu'il faut. Reste avec moi, tu veux ? Lui demandai-je avant de l'embrasser une nouvelle fois.

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MessageSujet: Re: Welcome Roadtrip ϟ Feat. Samuel   Jeu 22 Mar - 22:18

Je ne savais pas ce qui m'avais poussé à me jeter sur lui, mais tout mon corps me l'avait ordonné. Il avait besoin de se calmer, de retrouver un repos face à cette crise de folie passagère. Mais, ma tête contre sa poitrine, je retrouvais bientôt toute ma lucidité, écoutant les battements de son cœur si apaisant. Je le laissai m'embrasser car je le voulais autant que lui. Je le laissai aussi se presser plus fort contre ma bouche, offrant peu à peu ma langue pour jouer avec la sienne. Ma main chuta sur le bas de ses reins et je l'agrippai bientôt sans m'en rendre compte. Il brisa ce lien pour me parler, mais tout ce que je voulais c'était à nouveau ses lèvres. Je les dévorais de mon regard brûlant. - Tu n'as pas à avoir peur avec moi. Je te l'ai dit, plusieurs fois, de façons différentes, je serai toujours là pour toi. Tu sais quoi ? On oublie les aborigènes. On part, tous les deux, tout ce week-end. Au bord de la plage, rien que toi et moi. J'ai une tente et tout ce qu'il faut. Reste avec moi, tu veux ? Je cédai peu à peu à chaque nouveau de ses baisers. Mes mains remontèrent pour prendre son visage et lui empêcher toute fuite, puis entre deux souffles ardent contre ses lèvres je lui demandais. « Pourquoi tu es aussi compréhensif avec moi ? Je viens de te parler comme à un chien et toi tu me proposes d'annuler ce que tu prépares depuis des mois... » Peut-être que cette gentillesse n'était qu'un moyen de me mettre sur la liste ? Mais, je m'en moquais complétement. Je voulais que ses baisers ne s'estompent jamais. Je voulais que nos odeurs ne fassent plus qu'une.

Je me fis glisser complétement sur lui et sur son siège tout en faisant mienne ses lèvres. Je chercha à tâtons sur le côté le levier pour abaisser son siège et dans un crac sonore. Je le fis chuter en arrière, son siège complétement à l'horizontal. Je me couchai sur lui, j'arrêtai mes baisers et plongeai dans ses yeux un court instant. Ma voix se fit fébrile et hésitante. « Je veux rester avec toi Sam'...Et, je ne veux pas te quitter, même pas cette nuit, si tu comprends ce que j'essaye de te dire ? » Je pense que je n'avais pas besoin de lui un dessin ? Mon corps parlait pour moi. Celui-ci se lovant contre lui, insérant mes jambes de chaque côté avec le besoin de me frotter à lui, de sentir cette tension en lui. Pour que je puis-ce être rassuré d'avoir encore un peu de pouvoir sur mon voisin du dessous. Mes baisers se faisaient plus intrusifs avec la bouche complétement ouverte comme si j'avais pu avaler sa mâchoire entièrement. « Ici...Là-bas...Ailleurs...Je m'en fiche, tant que c'est avec toi.» Mes mains arpentèrent son torse, ma bouche mutine s'en alla gouter sa nuque, puis sa clavicule. Mon corps était comme de la braise. J'étais tendu comme un arc, ma virilité hurlant contre ma jambe endolori. Tout cela, c'était le fruit de ce que je ressentais pour Samuel. Je laissais tout sortir, même si cela pouvait nous briser.

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