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TROIS CANDIDATURES AUX POSTES D'ADMINISTRATEURS ONT ÉTÉ RETENUES.
Félicitation à Echtach Oshenn, Oxana J. Stevens & Anna L. Huntington

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 BEER, bitch. | Samuelmoncoco.

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Echtach Oshenn
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MessageSujet: BEER, bitch. | Samuelmoncoco.   Mer 7 Mar - 16:35

You're such a fucking pain in the ass.

Encore raté.

Dernière tentative.
ENCORE raté.

Je n'étais peut-être pas si doué que ça pour les fléchettes. Je n'avais plus rien dans les mains, à mon grand foutu désespoir. Je les entendais. Je les entendais ces sales alcooliques de merde qui se foutaient de ma gueule en ricanant dans leurs barbes de père Noël. Parce que je venais de me faire entuber de trente dollars et que le mec responsable de cette sodomie financière, il était derrière le comptoir du bar, en train de se frotter les mains. Mon visage se crispa légèrement, sous le coup de la colère qui m'envahissait, comme d'habitude. Mes habituels tics faciales d'animosité apparaissaient. Ma mâchoire se serrait comme si je devais garder mes dents collées pour ne pas qu'elles tombent et mes paupières se fermaient et s'ouvraient plus rapidement, frénétiquement. J'avais comme une envie de me couper la main droite, celle qui venait de rater tous ces fichus tirs et de la balancer à la gueule du gérant de cet endroit moisi. D'ailleurs, je ne savais même pas pourquoi je trainais avec ces bouseux. Peut-être parce qu'ils picolaient presque autant que moi et que la plupart venaient d'Irlande. Et cette musique purement Irish, en fond sonore. C'était trop attractif pour moi. Je baissais la tête, en me cassant en deux, pour ramasser ma veste en jean au sol, totalement usées et déchirées. J'avais tellement la confiance en mes capacités, je m'étais mis en chemise - débardeur, pour être un vrai mâle. Mais non. Sauf qu'on me ridiculise pas, moi. Putain. Je me rhabillais et sortais, tant bien que mal, les billets de la poche de mon futale. Sous le regard des habitués, de mes ennemis, de ces connards, je posais le tout sur le comptoir, avant de me tirer. En grognant, méchamment. Et surtout, au passage, je tendis la main pour choper la petite bouteille de bière à moitié pleine qui trônait seule au bout du bar. Hop, une bibine gratos pour moi. Reviens ici, sale con ! Qu'il me criait. Tu peux pas me test, papy. J'étais déjà vers ma moto, sur le parking aussi pourrie que l'intérieur. Je n'avais pas oublié que ce type détestait que je lui vole des trucs, alors après avoir démarré mon amour de bécane, je finissais, en prenant mon précieux temps, la bière volée alors qu'il se tenait sur le seuil de sa porte. Cul-sec. Je balançais le cadavre de bouteille au sol. Je donnais un coup d’accélération à ma Harley, et voilà que je me tirais de cet endroit délabré. M'éloignant du parking, sachant toujours que j'étais dans son champ de vision, je lui adressais mon plus beau doigt. Avec tout mon amour.

Un ou deux kilomètres plus loin, je m'arrêtais quelques secondes sur le bord de la route. C'était sympathique, ce paysage. J'étais en dehors de Perth. Les bars des vrais motards, ceux qui puaient la sueur et le moisi, ils ne se trouvaient pas en ville. Je mis mes lunettes de soleil, parce que cette saleté de Soleil m'aveuglait. Il était trois heure de l'après-midi, j'aurais du rester dans ce bar jusqu'au soir pour éviter de me taper une insolation. Mais être avec des looseurs trop longtemps, ça me donne des boutons. J'allais reprendre la route, mon pied prêt à appuyer sur l'accélérateur, quand mon portable se mit à vibrer. Sonner quelques secondes. Puis vibrer. Putain que c'était énervant comme truc. J'aurais du l'oublier dans la poubelle de chez moi. « Putain, tu te fous d'ma gueule là ? » C'était un message de Samuel. De ce salopard. Son pick-up était en panne. Et il voulait que je vienne l'aider. Je t'étais en jour de repos, là. « Bordel. » Je verrouillais l'écran mon portable. Même pour ce type, j'allais pas me casser le cul à aller réparer des voitures sur mon temps libre. « De merde. » Je déverrouillais l'écran de mon portable. Je détestais ce gamin. C'était peut-être l'irlandais en moi qui l'aimait bien. Je pianotais la réponse. Simple. Nette. Connard. Et précise. Mais ce simple mot, il le comprendrait. J'allais y aller, quoi.

Moi, ma bécane, mes lunettes de soleil et mon porte-feuille qui venait de perdre trente dollars, on venait de pénétrer northbrigde. J'étais arrêté à un feu, tournais la poignée d'accélération de ma moto pour faire cracher mon jolie moteur et impressionner les gonzesses qui passaient sur le trottoir d'à côté. Et je venais de me rendre compte que j'étais pas si loin de chez moi, finalement. De mon appartement miteux à souhait. Bref. J'empruntais la rue de gauche et j'arrivais vers chez Samuel. Avec évidemment, le pick-up malade garé devant. Je me stationnais juste en face du monstre, il y avait largement assez de place pour ma harley et je descendais, en stoppant le contact. Crachant un jolie tas de salive sur le bas côté, au passage. « Bon, du con, qu'est ce que t'as ? T'as fais bobo à la gonzesse ? » Je posais ma main sur le capot, alors que Sam' était à côté du véhicule. J’ôtais ma veste en la jetant sur le guidon de ma moto et je me retrouvais les bras nus, grâce à cette merveilleuse invention qu'est la chemise sans manche. Putain ce qu'il faisait chaud dans ce pays.

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Samuel O'Malley
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MessageSujet: Re: BEER, bitch. | Samuelmoncoco.   Mer 7 Mar - 23:28




J – 5 avant le départ. Le pick-up faisait un bruit flippant à chaque fois que je mettais le contact. Et je suis du genre à pisser dans mon froc à chaque fois qu'un son bizarre sort de ma caisse. Je ne supporte pas ça. Je veux une voiture silencieuse, normale, qui roule pépère et qui n'a pas besoin d'une putain de réparation toutes les semaines. Le vendeur m'avait dit que je faisais une affaire. Quatre mille dollars australiens. J'avais bossé comme un dingue pour réunir le tiers de la somme. Papa m'avait envoyé le reste. Une affaire, mon cul. J'avais dépensé autant en réparation qu'au moment de l'achat. Et heureusement que c'était Ech qui s'occupait de réparer l'épave, il fermait les yeux sur la franchise et me faisait des ristournes. C'est les pièces qui coutent bonbon. J'ai choisi un pick-up d'une marque étrangère peu connu et les casses de la région n'ont jamais ce dont j'ai besoin. Je suis obligé de commander les pièces et rien que la livraison me coutait un bras à chaque fois. J'étais tombé en panne un nombre incalculable de fois avec mon pick-up, dont une fois en pleine cambrousse, que je faisais attention maintenant. J'étais prévenant et j'appelais Ech à chaque fois qu'un bruit suspect sortait du capot. Aujourd'hui, la voiture démarre mais tremble comme une folle en faisant ce bruit d'oiseau. Je suis un homme, j'ai ma fierté, alors j'ai essayé d'ouvrir le capot et de jeter un coup d’œil. J'ai vérifié les niveaux, mais ils étaient bons et ce n'était sûrement pas l'origine du problème. La batterie était bien branchée. Le moteur commençait à prendre la rouille mais il semblait encore d'attaque pour cent mille kilomètre de plus. Et c'était tout ce que j'arrivais à différencier. La batterie, le moteur et les liquides. M'en demander pas plus. J'ai donc capitulé, les mains pleines de cambouis, j'ai envoyé un message à Ech et j'ai attendu. Il ne peut rien me refuser.

Connard. Il était en route.

Je remis le portable dans ma poche et referma le capot. La chaleur était pesante et bien que j'étais habillé d'un simple tee-shirt blanc et d'un short, mon corps transpirait à fond. Les gouttes de sueurs perlaient sur ma peau badigeonnée de crème solaire. Je me regardai dans la vitre de mon pick-up. J'avais des traces blanches sur tout le visage et les bras. Je passai mes mains sur mon visage et frottait énergiquement avant de m'insulter et de me frapper le front. Je regardai à nouveau mon visage. Les traces blanches avaient laissé leur place à des trainés de cambouis noirs. C'est pas grave, Ech allait croire que j'avais essayé de bosser sur mon pick-up comme un vrai mec et que je n'avais pas jeter l'éponge rapidement. Je lui dirais que je me suis battu jusqu'au dernier moment, pendant deux heures, sous le soleil. Pendant trois heures, plutôt. Plus c'est gros, plus ça passe, c'est vérifié. Je me frottai donc les bras également et c'est lorsque j'eus fini mes peintures de guerres que le vrombissement de la Harley de Ech me chatouilla les oreilles. Quelques secondes plus tard, il apparut au bout de la rue et fila droit vers moi. Il sauta de sa moto, cracha un mollard digne de sa personne et sans un regard vers moi se dirigea vers le pick-up qu'il connaissait tellement bien. « Bon, du con, qu'est ce que t'as ? T'as fais bobo à la gonzesse ? » Il ôta sa veste qui sentait la sueur à plein nez et ouvrit le capot. Je m'approchai de lui et lui montra un tube dont je ne connaissais pas le nom. « Y'a un bruit bizarre quand je met le contact. Tu vois, genre kriii-kriii-kriii et je crois bien que ça vient de cette pompe » dis-je. Je ne savais même pas si c'était une pompe. « J'ai essayé de bricoler un peu » continuai-je en lui montrant mon état, menteur, « mais je préfère que des mains expertes s'occupent de Berthe ». Berthe, c'est le pick-up. Vous comprenez maintenant pourquoi je ne peux pas m'en débarrasser. Elle a un nom, une histoire, quoi. « Je pars la semaine prochaine alors si tu peux la rafistoler histoire que j'arrive en un seul morceau ». Je lui souris et le tapota dans le dos, histoire de l'amadouer. « On aura qu'à aller boire une bière après. » Là, il n'allait pas pouvoir résister. La récompense au bout du tunnel était trop alléchante.

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MessageSujet: Re: BEER, bitch. | Samuelmoncoco.   Jeu 8 Mar - 17:02

Cet abruti me faisait le coup à chaque fois. Dès qu'il avait un problème avec son pick-up, il ne pouvait s'empêcher de venir me faire chier. Je l'insultais. J'insultais sa mère. Sa famille. Son allure. La taille ridicule de son engin. Tout ce qui me passait par la tête. Mais au final, je finissais toujours pour m'occuper de son cas. De sa caisse. Pourquoi ? Je savais pas. Je ne savais pas pourquoi je me cassais les couilles à lui porter secours, tel un putain de chevalier servant. J'étais pas son esclave, que je sache. Mais ce gamin, c'est comme si je devais l'éduquer, m'voyez ? Quand je l'écoutais parler de ses aventures, entre deux verres, il me faisait pitié. Mec, c'est pas comme ça qu'on pécho une gonzesse, like a real man ! Je l'avais abordé comme ça, dans un bar Irlandais du coin. Je me disais qu'il avait besoin de moi et finalement, on s'était mis à picoler comme des trous. Je ne m'y trompais pas, la plupart de mes potes, c'est-à-dire les seuls connard que j'arrivais à supporter, c'était des amis de boissons. Des alcooliques pas frais. J'avais pas grand chose à leur apprendre. Samuel, lui, je savais qu'il avait du potentiel, niveau connerie. Alors avec tout mon talent, je m'attelais à le dresser. Lui faire gober toutes sortes de bières, de films pornographiques, de nanas faciles. J'étais un foutu bon exemple à suivre. La vie, c'était ça. Il me téléphonait souvent. Souvent. Trop souvent à mon goût. Pas foutu de s'occuper de sa propre caisse sans moi. Peut-être que je l'avais trop materné ? Il fallait que je passe à l'étape supérieur dans l'entrainement pour devenir un vrai mâle. C'est décidé. Demain, j'allais l'abandonner dans les bois, avec une allumette et un couteau. Je jure que bouffer des écureuils comme petit déj, ça réveille l'homme en n'importe qui. Je parle d'expérience. Mais pour le coup, j'avais été agréablement surpris, quand je l'ai aperçu à côté de son pick-up, le visage couvert de cambouis. Même s'il avait l'air d'un idiot. « Tu nous fait un remake version noir du film avec Mel Gibson là... Où il montre son cul ? » Je l'observais avec un air dédaigneux. Ma main se retrouva bien assez vite sur mon entre-jambe, pour me gratter majestueusement les boules et retourna à mon visage, pour me gratter les poils de barbes. J'aimais ma subtilité d'homme. « Ou t'es juste tombé dans de la merde ? » Un ton moqueur et un sourire qui l'était tout autant. Il ouvrait le capot de son camion-poubelle.
« Y'a un bruit bizarre quand je met le contact. Tu vois, genre kriii-kriii-kriii et je crois bien que ça vient de cette pompe » Je m'approchais plus des entrailles du pick-up, poussant légèrement Samuel pour qu'il me fasse de la place à ses côtés. Je plissais les yeux. Une putain de goutte de sueur venait de faire un attentat contre mon œil gauche. Ce que c'était désagréable. Je glissais ma main sur le côté du moteur, pour atteindre la fameuse pompe, qui n'en était pas vraiment une, suivant les indications du compatriote. Enfin, je savais qu'il était aussi doué en mécanique que moi je l'étais pour tenir un discours de quatre heures sur l'utilité des femmes dans la société. « J'ai essayé de bricoler un peu, mais je préfère que des mains expertes s'occupent de Berthe. » Sans faire de commentaire sur le prénom horrible dont il avait affublé son pick-up -bon, j'avais quand même fais une grimace- je contrôlais le niveau d'huile du moteur, tirant sur la tige métallique prévu à cet effet. Je l'essuyais avec un bout de ma chemise à carreau rouge, au pire, elle était déjà dégueulasse et je la remettais dans le trou du moteur. Je la ressortais et constatais que le niveau était bon. Je replaçais correctement que la tige. C'était le truc de base, mais Samuel était peut-être handicapé mental pour ces choses-là, même si j'essayais d'y remédier. Le liquide de refroidissement était également bon. Le moteur ne semblait pas abimé d'une quelque-conque manière et le reste non plus. Mon bras bougeait un peu partout sous le capot du pick-up. Je tripotais par ci, je tripotais par-là. Et j'étais un mode mécanicien de l'extrême. Ça se voyait que j'étais concentré. C'était rare, mais mon visage ne traduisait aucune envie de boire et de me taper une femme. C'était très rare. Mes mains sur le bord de la voiture, je laissais mes deux bras me porter et je tournais la tête vers le bon à rien. « T'as vérifié que t'avais encore de l'essence ? Non parce que je sais que t'es débile. » JE TE TAQUINE, BRO.

« Je pars la semaine prochaine alors si tu peux la rafistoler histoire que j'arrive en un seul morceau, on aura qu'à aller boire une bière après. » Ce fourbe. Il savait comment me contrôler mieux que quiconque. Je pouffais légèrement de rire, baissant la tête, la remuant de droite à gauche. Parce qu'il venait de me demander un truc supra chiant, supra casse-burne, supra-j'aipasenviedelefaire. « Va falloir que tu m'payes un énorme fût de bière, mec. Tu sais que tu m'prives de mon jour de repos ? » Ma main droite, désormais totalement recouverte de ce bon vieux cambouis, se nicha sur mon front, pour essuyer la sueur. Cambouis 1 - Moi 0. En y réfléchissant, mes mains n'étaient jamais clean. A force de squatter les moteurs, j'avais toujours des traces noires, indélébiles. D'un geste qui se voulait amical au départ, j'adressais à Samuel une sympathique tape dans le dos. Ah. Je contrôlais pas ma force, parfois, quel idiot je suis ! Ça décolle les poumons, n'est-ce pas Sammy ? J'étais méchant. J'aimais ça. « Va mettre le contact, salope. Que j'entende ce foutu bruit. » J'en profitais pour admirer son dos. Je venais d'apposer ma marque sur son tee-shirt. Le cambouis, ça s'imprime bien sur le tissus blanc. Forcément, je ne lui disais rien, souriant en observant mon œuvre d'art vivante. Je suis un putain d'artiste né. Tu as la main d'Echtach sur toi, petit ! Gloire à Echtach. Gloire à moi.

Mon radar se mit en alerte. Deux bombes sexuelles arrivaient, sur le trottoir en face de moi. Le pick-up, Samuel, je m'en foutais là. Je matais. Comme un porc. Elles me regardaient. J'affichais mon plus beau sourire aguicheur. Elles passaient à côté de moi. Et comme par automatisme, mes yeux, ma tête, tout mon corps les suivirent, en pivotant sur le droite. J'étais une putain de caméra de surveillance. Une des deux se retourna quelques secondes vers moi, tout en continuant son chemin. J'avais un ticket. « Putain, elle est bonne, elle. » Pour lui montrer mon affection, j'apportais mon poing à quelques centimètres de ma bouche. Je l'approchais. Je l'éloignais. Un moment de va-et-vient que j'effectuais en rythme avec ma langue, qui s'occupait de simuler la bosse sous ma joue. N'ayant apparemment pas les mêmes délires que moi, elle m'envoya un doigt d'honneur et se retourna. « Tss. PÉTASSE ! » Je criais. Je crachais une boule de salive non loin de la roue de Berth. On me résiste, moi ? Saloperie. Je me revenais à mes moutons. De nouveau face au pick-up et à l'autre con. « J'suis sûr qu'elle le regrette déjà, cette stupide garce. » Je regardais Samuel avec un regard qui en disait long sur le fond de ma pensée. « Tu savais que j'étais un putain de coup au pieu ? » Et je plongeais une fois de plus sous le capot, étudiant la bête.

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MessageSujet: Re: BEER, bitch. | Samuelmoncoco.   Sam 10 Mar - 17:17

« Tu nous fais un remake version noir du film avec Mel Gibson là... Où il montre son cul ? Ou t'es juste tombé dans de la merde ? » Je ne pensais pas que cette loque regardait ce genre de film et j'en étais presque ému. Les hordes d’Écossais en kilt me revenaient à l'esprit, faisant l'hélicoptère avant de montrer leurs fesses bien blanches. « Braveheart ? Ce film est trop beau. Et la robe de Sophie Marceau est magnifique » dis-je en pensant à l'actrice déambulant dans son château de Londres. La costumière avait fait un travail énorme sur ce film et les robes qu'elles avaient confectionnées étaient toutes des chefs d’œuvres. Un coup d’œil vers Echtach suffit à faire sonner l'alarme. « Je veux dire, elle a un beau petit cul dans cette robe ». Je me grattai la tête, chassai Sophie hors de ma tête et fit mine de m'intéresser à ce que l'autre faisait. Je m'étais grillé sur ce coup là, mais j'arrivais toujours à retomber sur mes pattes. Echtach ne connaissait rien de ma vie sexuelle. Ou du moins, sur ma réelle vie sexuelle. Le mécanicien pensait que j'étais un vrai attrape cœur, un don juan qui faisait craquer les gonzesses. Si je lui disais que c'était plutôt les mecs que j'attrapai dans mes filets, il ne s'en remettrait pas le pauvre. Echtach regardait sous le capot et vérifiait les niveaux. Je savais faire cela, sauf que je ne savais pas quoi était quoi et quel était le bon niveau. Je regardai tout ce qu'il faisait, essayant de graver chacun de ses gestes dans ma mémoire pour pouvoir les réutiliser le cas nécessaire. C'était peine perdue, à moins que je fasse un stage chez Echtach afin de m'entraîner quotidiennement. Un jour ou l'autre, j'allais devoir lui demander qu'il me montre les bases de mécaniques. J'en avais marre de pleurer au téléphone à chaque fois que mon pick-up était en panne. « T'as vérifié que t'avais encore de l'essence ? Non parce que je sais que t'es débile. » J'enfonçai mon poing dans son épaule. Pour qui il me prenait ce con ? Bien sûr qu'il y a avait de l’essence. Je reculai de quelques pas afin d'être hors de portée de toute tentative de vengeance. Il n'était pas très vif, mais il en avait dans le bras. « Dépêche toi de trouver ce qui cloche qu'on aille boire une bière ». Il travaillait beaucoup mieux sous la pression. « Va falloir que tu m'payes un énorme fût de bière, mec. Tu sais que tu m'prives de mon jour de repos ? » Je savais, et je m'en foutais. Il ne faisait jamais rien de ces jours de repos, à part faire la tournée des bars et se branler dans son bureau. J'étais fier de l'aider à se sortir de sa monotonie. « A force de te saouler tu prends du bide, mec, ça te fait du bien de bouger un peu » lui dis-je en pointant son ventre. « Va mettre le contact, salope. Que j'entende ce foutu bruit. » Je me mis à rire en me dirigeant vers le côté de la voiture. J'ouvrai la portière et m'assis sur le siège conducteur. Je tournai la clef et mis le contact. Le moteur vrombit et le bruit recommença de plus belle. Les pannes à répétition commençaient à me casser les couilles. J'en prenais soin, pourtant, de Berthe. Je la caressais comme jamais je n'avais caressé une femme et elle était plus propre qu'Echtach lui même.

Je sortis la tête à travers la fenêtre pour voir ce que faisais Echtach. « Merde, mec ! Qu'est-ce que tu fous ! » Je sortis de la voiture et levai les bras au ciel. Avec le bruit que faisait Berthe, je n'entendais pas ce que le crasseux était en train de crier aux deux gonzesses qui étaient en train de passer. Mais j'arrivais totalement à comprendre ses gestes. Echtach était un salaud. « Laisse les tranquille, mec, elles ont en rien à foutre de toi » criai-je. J'éclatai de rire quand une des filles lui lança un doigt d'honneur et regardait mon ami revenir la queue entre les jambes. « J'suis sûr qu'elle le regrette déjà, cette stupide garce. Tu savais que j'étais un putain de coup au pieu ? » Je pouffai. « J'en ai aucun doute » dis-je en me remettant assis derrière mon volant. Je regardai le tableau de bord à la recherche d'un éventuel voyant rouge qui nous permettrait de résoudre le problème rapidement. Mais il n'y avait rien à signaler. A part... Le con. Je me mordis le poing, honteux, tout en me demandant comment j'avais pu oublier de remettre de l'essence. La jauge était au plus bas et aucun voyant n'était prévu au cas où le réservoir était vide. Je ricanai nerveusement tout en sortant de la voiture. Echtach s’affairait sous le capot. Son visage était noir de cambouis et sa chemise était bonne à jeter. « Echtach, mon pote... » commençai-je. Phase 1 : séduction. Phase 2 : lui donner raison. « Je suis vraiment bête, Ech. Tu avais raison, j'ai oublié de mettre de l'essence. » Il se redressa. Je savais que j'allais avoir le droit au meilleur d'Echtach. Je me contentai de lui sourire. « C'est pas si grave que ça, du coup. Un peu de jus et Berthe sera en pleine forme ! » Il allait me tuer.

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MessageSujet: Re: BEER, bitch. | Samuelmoncoco.   Mer 14 Mar - 14:02

Sans déconner, j'étais plutôt doué pour draguer des femmes. Attirer de la femelle. Flirter avec des donzelles en jupe. C'était peut-être pas l'impression que je donnais après avoir mimé une fellation pour essayer de montrer mon côté gentleman à la fille qui était maintenant bien loin de moi. Y'a des fois où je pouvais me comporter mieux, j'assure. Mais là, j'étais en mode gros porc obsédé. Alors je ne pouvais pas faire mieux pour espérer tirer un coup le soir même. Pour l'instant, la seule personne en ma compagnie était un mec. Un idiot incapable de s'occuper correctement de sa voiture. J'avais horreur des gens qui ne prenaient pas soin de leurs véhicules. Bon, ça me faisait vivre mais c'était comme s'ils étaient trop fainéant pour se bouger le cul. J'aimais pas les bons à rien. Samuel, j'essayais de le changer. De le rendre plus comme moi. Il venait de mettre le contact. Je soupirais. Ce bruit, je l'aurais reconnu entre mille. Et il fallait être sacrément attardé pour ne pas se rendre compte de ce que c'était. Je désespérais. J'avais beaucoup de clients qui amenaient leurs caisses avec ce bruit. J'avais envie de leur foutre une pompe à essence dans le fion pour qu'ils se souviennent. Qu'ils se souviennent qu'une voiture, ça fonctionne principalement grâce à ce précieux liquide. J'étais déçu. Mon padawan était attardé. « Merde, mec ! Qu'est-ce que tu fous ! » Je l'observais sortir de Berth, ne comprenant apparemment pas mes méthodes de drague. « Laisse les tranquille, mec, elles ont en rien à foutre de toi » S'il savait ! Au début, elles me résistaient, pour la plupart. Mais mon côté viril en attirait quand même un sacré paquet. Fallait pas se leurrer, les gonzesses ne faisaient que chercher un bon mâle avec des bras musclés pour prendre soins d'elles. Je comprenais la jalousie de Samuel, il devait penser qu'il ne pourrait jamais dépasser le maitre. C'est sûr. « J'te pari que je la revois ce soir dans un bar et que cette nuit, elle va crier mon nom. » Je m'essuyais la main gauche sur mon pantalon. Il pouvait rire, ce mécréant. En tout cas, moi, je savais remettre de l'essence dans ma voiture. Mais je ne lui disais rien. J'attendais. J'attendais qu'il se rende compte tout seul de sa stupidité embarrassante. De toute manière, j'allais lui en foutre une dans la gueule. Alors je faisais mine de continuer à trifouiller le moteur. Et si j'arrachais un truc important à Berth sous son capot, pour me venger ? Un sourire apparût sur mon visage, comme les méchants dans les films. J'entendais la porte avant se refermer, je me redressais pour regarder Samuel s'approcher de moi et du capot de son pick-up. « Echtach, mon pote... » Je prenais un visage sérieux. Je savais comment j'allais réagir et je savais ce qu'il allait me dire. Mon cerveau s'armait de patience, prêt à activer le mode Echtach pas content. « Je suis vraiment bête, Ech. Tu avais raison, j'ai oublié de mettre de l'essence. » Et c'est un BINGO. Je pouffais de rire. J'avais essayé de me préparer à cette révélation depuis au moins trois minutes. Je pensais que j'arriverais à ne pas avoir envie de lui faire avaler son sourire et son pick-up. Mais non. J'avais très envie. Je passais ma main sur mon visage, essuyant la sueur et le cambouis, un minimum. « T'es un putain de mongole. » J'enlevais brusquement la béquille qui maintenant le capot ouvert. Pour montrer mon agacement, je poussais le capot vers le bas, l'accompagnant dans sa chute, pour le fermer avec un bruit impressionnant. « Tu le sais ça ? Tu me casses les couilles. Tu m'les brises. Je te hais. Toi et toute ta putain de famille irlandaise ! » Encore une fois, je me mettais à lui gueuler dessus comme un malpropre. On m'entendait sûrement à l'autre bout de la rue.

« C'est pas si grave que ça, du coup. Un peu de jus et Berthe sera en pleine forme ! » Ah. Je riais, pour le coup. C'était un rire nerveux. Un rire sarcastique. Un rire qui pouvait se traduire par ; connard, je vais te faire bouffer tes testicules, on verra qui sera en pleine forme ! Je l'attrapais par le col, dégueulassant au passage une fois de plus son tee-shirt qui n'allait plus être très blanc à la fin de la journée. J'affichais un visage sérieux, avec quelques petits tics liés à mon mini pétage de cable. « Va me chercher une bière. Si tu veux pas que je te fasse boire ton putain de liquide de refroidissement, connard. » Je relâchais mon emprise, en le poussant en arrière. Qu'il grimpe vite à son appartement ou qu'il aille en acheter, je m'en foutais. Il me fallait de l'alcool. Là. Tout de suite. Maintenant. Je n'allais pas simplement repartir alors qu'il m'avait fait déplacer pour rien. Sans élan, je posais mes fesses sur le capot de son pick-up, après un petit saut et grâce à la force de mes bras. J'allais picoler sur Berth, tiens. Je me glissais en arrière, me collant pratiquement à son pare-brise, qui me servait de dossier. Au pire, je pouvais essayer de bronzer. Je sortais l'attirail du parfait emmerdeur squatteur. Mon paquet de clope, mes lunettes de soleil et mon briquet. Je posais le tout sur la carrosserie de Berth. Si je pouvais rayer un bout au passage, ça me ferait plaisir. Je pouvais camper sur le pick-up de Samuel en toute tranquillité.

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